The Ice Storm
lundi 11 février 2008, par Ménille Avénale, dans la catégorie Nature et culture -# 262 - Fil RSS
Jeudi soir dernier, sur France 4, j'ai vu ce film étrange et incroyable de Ang Lee, The Ice Storm, qui, pour des raisons inconnues de moi, est diffusé en France sous le titre Ice Storm, ce qui est complètement idiot - soit on garde le titre original, or ce n'est pas son titre original, soit on traduit, or ce n'est pas traduit, mais peu importe. Pendant presque deux heures, à cause d'un climat étonnant, à la fois calme, triste et angoissant, et aussi sans doute parce que grâce au titre, il s'attend à chaque instant à la tempête annoncée, le spectateur sent qu'un ou plusieurs personnages vont mourir et se demande lesquels. Chacun d'entre eux se retrouve à un instant donné dans une situation dangereuse, ou annonce qu'il va faire quelque chose qui pourrait le mettre en danger, de sorte que la question se pose constamment. L'un d'eux meurt effectivement, mais je ne dirai pas lequel. Simplement, après l'arrêt de l'image et le début du générique de fin, on reste scotché, envahi d'une espèce de mélancolie inexplicable, et la musique qui l'accompagne accentue encore ce sentiment.
Sans cette mort, ce serait tout de même un très beau film. L'histoire, au début des années 70, de deux familles aisées du Connecticut, qui vivent l'une près de l'autre et se fréquentent constamment. Et puis, il y a ce casting étonnant, presque visionnaire - le film date de 1997 -, composé exclusivement d'acteurs renommés ou qui allaient le devenir :
- pour les adultes, Sigourney Weaver (incroyablement sexy), Kevin Kline et Joan Allen,
- et pour les enfants, Christina Ricci, ronde et brune, Adam Hann-Byrd (c'était, quelques années plus tôt, le Petit Homme de Jodie Foster), Elijah Wood, complètement méconnaissable en adolescent androgyne (il devait avoir quinze ou seize ans à l'époque), et le magnifique Tobey Maguire dont je découvre qu'il a eu une vraie vie et un vrai talent avant Spiderman.
Plus, dans des rôles secondaires, Katie Holmes (elle n'apparaît que dans deux petites scènes, mais elle est assez bonne et jamais vous n'auriez cru, en voyant cette riche adolescente avaler des bières par désoeuvrement, qu'elle deviendrait Mrs. Cruise dix ans plus tard) et David Krumholtz, dont l'actualité la plus brûlante est la série télé Numb3rs mais dont le visage m'avait marquée dans Urgences puisqu'il y tient le rôle du terrible Paul Sobriki, cet étudiant schizophrène qui tue Lucy et blesse John Carter d'un coup de couteau et j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, on ne touche PAS à John Carter.
Sans rapport : le même soir, dans le Grand Journal de Canal +, j'ai appris avec étonnement que Stéphane Bern éprouvait une véritable fascination pour Carla Bruni, qu'il appelle une "héroïne moderne". Je n'ai jamais partagé ni même compris ce genre de sentiment pour la nouvelle première dame de France. C'est peut-être parce que j'ai lu le Rien de grave de Justine Lévy, qui est loin d'être un monument de la littérature française contemporaine, mais qui a au moins deux mérites : 1. c'est un témoignage touchant bien que maladroit et dépourvu de tout talent d'écriture, 2. ça balance grave sur la personne de l'ex-top model, raison pour laquelle les ventes du livre, paraît-il, connaissent un bond en ce moment alors qu'il a déjà plusieurs années d'âge. Tout de même : aussi loin que je me souvienne, quand j'étais encore toute jeune et qu'elle n'était "qu'"une belle fille défilant sur les podiums, elle m'importait à peu près autant que la longueur des dents de devant des castors des Rocheuses, si vous voyez ce que je veux dire. Du moderne, peut-être, mais de l'héroïque, non, décidément, je ne vois pas.
Sans cette mort, ce serait tout de même un très beau film. L'histoire, au début des années 70, de deux familles aisées du Connecticut, qui vivent l'une près de l'autre et se fréquentent constamment. Et puis, il y a ce casting étonnant, presque visionnaire - le film date de 1997 -, composé exclusivement d'acteurs renommés ou qui allaient le devenir :
- pour les adultes, Sigourney Weaver (incroyablement sexy), Kevin Kline et Joan Allen,
- et pour les enfants, Christina Ricci, ronde et brune, Adam Hann-Byrd (c'était, quelques années plus tôt, le Petit Homme de Jodie Foster), Elijah Wood, complètement méconnaissable en adolescent androgyne (il devait avoir quinze ou seize ans à l'époque), et le magnifique Tobey Maguire dont je découvre qu'il a eu une vraie vie et un vrai talent avant Spiderman.
Plus, dans des rôles secondaires, Katie Holmes (elle n'apparaît que dans deux petites scènes, mais elle est assez bonne et jamais vous n'auriez cru, en voyant cette riche adolescente avaler des bières par désoeuvrement, qu'elle deviendrait Mrs. Cruise dix ans plus tard) et David Krumholtz, dont l'actualité la plus brûlante est la série télé Numb3rs mais dont le visage m'avait marquée dans Urgences puisqu'il y tient le rôle du terrible Paul Sobriki, cet étudiant schizophrène qui tue Lucy et blesse John Carter d'un coup de couteau et j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, on ne touche PAS à John Carter.
Elijah Wood et Christina Ricci.
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Sans rapport : le même soir, dans le Grand Journal de Canal +, j'ai appris avec étonnement que Stéphane Bern éprouvait une véritable fascination pour Carla Bruni, qu'il appelle une "héroïne moderne". Je n'ai jamais partagé ni même compris ce genre de sentiment pour la nouvelle première dame de France. C'est peut-être parce que j'ai lu le Rien de grave de Justine Lévy, qui est loin d'être un monument de la littérature française contemporaine, mais qui a au moins deux mérites : 1. c'est un témoignage touchant bien que maladroit et dépourvu de tout talent d'écriture, 2. ça balance grave sur la personne de l'ex-top model, raison pour laquelle les ventes du livre, paraît-il, connaissent un bond en ce moment alors qu'il a déjà plusieurs années d'âge. Tout de même : aussi loin que je me souvienne, quand j'étais encore toute jeune et qu'elle n'était "qu'"une belle fille défilant sur les podiums, elle m'importait à peu près autant que la longueur des dents de devant des castors des Rocheuses, si vous voyez ce que je veux dire. Du moderne, peut-être, mais de l'héroïque, non, décidément, je ne vois pas.


Commentaires
#1 - Le lundi 11 février 2008 à 21:44, par Krazy Kitty
#2 - Le mardi 12 février 2008 à 02:44, par myl3n
#3 - Le mardi 12 février 2008 à 09:42, par Anna
#4 - Le mardi 12 février 2008 à 12:00, par Ness
#5 - Le mardi 12 février 2008 à 12:01, par Ness
#6 - Le mardi 12 février 2008 à 16:20, par Krazy Kitty
#7 - Le mardi 12 février 2008 à 18:20, par fabien
#8 - Le mardi 12 février 2008 à 19:04, par Ménille Avénale
#9 - Le mardi 12 février 2008 à 19:26, par fabien
#10 - Le mercredi 13 février 2008 à 01:24, par Yojik
#11 - Le mercredi 13 février 2008 à 03:10, par Krazy Kitty
#12 - Le mercredi 13 février 2008 à 09:45, par fabien
#13 - Le mercredi 13 février 2008 à 10:00, par Claire
#14 - Le dimanche 17 février 2008 à 19:53, par Ménille Avénale
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