Bon, autant être claire tout de suite, ce post ne portera pas du tout là-dessus, mais je ne savais pas comment l'intituler et cette phrase est tout ce qui m'est passé par la tête.

Pauvre Jacques, quand même. Je l'aimais bien, moi. L'époque où il était impertinent n'est clairement pas de ma génération, mais ce n'est pas comme si j'en avais tout ignoré, quand même. Et puis c'est lui qui avait découvert Laurent Gerra et, d'une certaine manière, Vanessa Paradis.
Marrant comme l'une des premières choses que l'on rappelle à son sujet, désormais, c'est qu'il était "l'ancien époux" de Cécilia Sarkozy.

Bref.

J'écris pour vous dire que j'ai répondu à la mini-interview proposée par Krazy Kitty et que les réponses sont visibles dans la F.A.Q. (lien dans la colonne de droite). Mais comme je sais que vous êtes des feignants, je vous les remets ici. En plus, c'est plus facile pour commenter car on ne peut pas commenter la F.A.Q., c'est comme ça.

**********


Les cinq questions qui suivent me furent posées par Krazy Kitty dans un post où elle s'était proposée d'interviewer ceux de ses lecteurs qui le souhaitaient.

1. La frontière entre ta vie « réelle » et ta vie « virtuelle » est-elle très nette ou mêles-tu les deux univers ?

Non, les deux univers ne sont pas mêlés (ou le moins possible) et la barrière est très nette et très, très épaisse. Surtout dans le sens "vie virtuelle -> vie réelle". Je m'explique : dans ma vie virtuelle, j'évoque des éléments de ma vie réelle - forcément, puisque je n'en ai pas d'autre et que m'inventer une vie complètement imaginaire, ce n'est pas mon trip. Mais comme je le dis un peu plus haut dans cette même F.A.Q., ces éléments sont livrés avec peu de détails factuels pour éviter d'être reconnue sur le Net - première barrière. En revanche, dans ma vie réelle, personne, et je dis bien personne - à part Fiancé - ne sait que j'ai une vie virtuelle. (Un peu plus haut, j'ai écrit "très peu de gens" : je peux préciser davantage, ce n'est qu'un seul et unique gens - à part, bien entendu, ceux dont j'ai fait connaissance dans la vie virtuelle et que j'ai ensuite rencontrés dans la vie réelle, mais le cas est un peu différent.) Personne ne connaît le nom de "Ménille Avénale", personne ne sait que j'ai un blog, que je suis inscrite sur un forum, etc, etc. Et cette barrière-là est imperméable. Il faudrait que je devienne vraiment incroyablement proche de quelqu'un pour lui dévoiler cette vie virtuelle.

2. Tu habites si je ne m'abuse à Lyon (ou dans le Lyonnais), est-ce un choix longuement mûri ou un concours de circonstances ?

C'est un choix. Rien ne m'a amenée ici si ce n'est ma propre volonté, et depuis le temps que je n'ai pas bougé, j'avoue que je n'ai pas à me plaindre de cette décision. Je ne peux pas dire que ce choix ait été longuement mûri, il a même été pris plutôt rapidement, comme s'il s'agissait d'une évidence. Pourtant, ce n'était pas une destination très logique, vu l'endroit d'où je venais et ce que je voulais faire ! Mais rétrospectivement, elle s'est révélée plus logique que prévu : c'est devenu chez moi, tout simplement.

3. Je pense que nous nous accordons pour dire que l'intelligence, ce n'est pas exactement être bon à l'école et avoir un QI élevé. Quelles qualités (créativité, etc...) mettrais-tu là dedans ?

Que voilà une question passionnante ! Etre bon à l'école et avoir un QI élevé, c'est très chouette (et ça peut se révéler fort utile) si ça ne vient pas tout seul. Et paradoxalement (j'utilise cet adverbe parce que précisément, l'école et les tests de QI ont la prétention de fonctionner comme des baromètres de l'intelligence), il existe des qualités plus difficiles à remplacer que celles-là.
Par exemple : le bon sens. Ca a l'air con, hein, mais le bon sens a l'immense mérite de fonctionner dans tous les domaines et en être dépourvu pose souvent problème.
La créativité, oui, mais pas au sens strictement artistique du terme (seul, c'est un peu stérile d'un point de vue humain). De la créativité et de l'imagination dans la relation avec les autres, dans les réactions face aux petits tracas quotidiens, dans l'élaboration de son propre avenir, etc, etc.
La capacité de jouer les caméléons, aussi. Savoir se mettre à la place de l'autre, adopter un point de vue différent, remettre en question sa propre approche. Est-ce que reconnaître ses torts fait partie du lot ? Oui, indubitablement.
La rapidité de réaction face à un problème donné (pas forcément mathématique) et le caractère judicieux de la solution apportée, même s'il s'agit simplement de savoir comment on va s'organiser pour aller voir Mamie ce week-end parce qu'on a trois cent mille autres trucs à faire.
La tolérance est aussi un signe d'intelligence, mais pas la tolérance molle et lâche qu'il est assez à la mode de pratiquer en ce moment. Je ne vais pas commencer à discuter ici de ce qui est tolérable ou pas, j'ai sans doute la prétention de croire que la tolérance telle que je l'entends est la bonne, d'ailleurs.
Je m'aperçois que je mets beaucoup plus l'accent sur des qualités humaines que sur des qualités purement intellectuelles. Il semblerait que ce soit donc de ce côté-là, de manière générale, qu'il faille chercher la définition de l'intelligence pour moi...

4. Crois-tu qu'il serait possible d'avoir un jour en France un vrai magazine féminin (imprimé sur du papier, donc) qui s'adresse à des femmes comme nous pas pimbêches, indépendantes, qui aiment bien parler chiffons de temps en temps, surtout si l'on peut rire par la même occasion et pour qui porter une taille 42 n'est pas synonyme d'obésité ?

Oui, je crois que c'est tout à fait possible. D'abord, il existe sans doute déjà des magazines féminins qui vont dans cette direction ; je n'ai pas la prétention de les connaître tous et quand j'en dézingue un, c'est justement parce qu'il ne répond pas à ce genre d'exigences, alors... Si l'on faisait un recensement rigoureux de toutes les publications féminines françaises, on trouverait sans doute des titres qui, bien qu'imparfaits, nous plairaient à cet égard (quelques pistes : Elle, Glamour même si parfois ce dernier est un peu limite, etc). Quant à voir apparaître un magazine féminin entièrement pensé selon le petit cahier des charges que tu proposes, il faudrait sans doute remplir deux conditions :
1. (bien sûr) une équipe prête à fabriquer ce genre de publication. Des rédacteurs/trices qui auraient les couilles/euh-tant-pis-ça-marche-aussi-pour-les-filles-on-va-dire de s'opposer à la vague très en vogue des magazines pour anorexiques richissimes mais pas toujours fut-fut qui tiennent encore, hélas, le haut du panier. Je suis persuadée que ça peut se trouver, ce n'est pas cela qui me fait le plus peur.
2. (là, par contre, je suis un peu plus sceptique) un vrai lectorat. Oh, bien sûr, des nanas intelligentes, pas complexées, nature, curieuses, rigolotes, bien dans leur peau, sûres d'elles-mêmes et avides d'infos fraîches, il y en a plein les Fnac et les Sephora. Tu sais, c'est un peu comme ces sondages sur les programmes télé : personne ne regarde la Star Ac, tout le monde aime les Thema d'Arte, mais alors comment se fait-il que la première fasse 80% de parts d'audience et les seconds seulement 10,2% ? (Chiffres non contractuels.) Je suis peut-être une odieuse élitiste méprisante et défaitiste, mais quand je vois le succès d'un truc comme - prenons un exemple extrême - Closer, je me demande si The Public est prêt à vaincre son attirance naturelle pour le facile, le clinquant, la Paris Hilton attitude et à aller vers quelque chose de plus, sinon exigeant, du moins solide, disons.
Voilà. Cette réserve mise à part, j'ai confiance.

5. Bon, sérieusement, les Crocs, c'est hideux, non ?

Ah non mais AU SECOURS !... C'est plus qu'hideux, c'est quasiment criminel ! Berk berk berk berk berk !...


Photo : Elixie.