Ménille Avénale

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Eraser

le lundi 25 juin 2007

OK. Mon pire cauchemar de blogueuse vient de se réaliser. Suite à une fausse manoeuvre, j'ai effacé tous les posts de ce blog. Tous. Depuis celui du 1er novembre 2006, le premier à avoir été rédigé sur cette page - mais aussi tous les commentaires, ma page de liens qui m'avait donné tant de peine, la foire aux questions que je venais de mettre en ligne et tous les brouillons de posts à venir. Il ne me reste que les images qui les illustraient, y compris celles de l'Opération "Touche Française", parce qu'heureusement, je les stockais toutes sur un serveur en ligne. Je suis complètement abattue. Quelque 60 ou 70 posts envolés dans la nature, huit mois d'archives disparus. Je ne sais pas s'il existe un moyen de les retrouver - honnêtement, j'en doute. J'ai bien fait des sauvegardes, mais 1. la dernière en date remonte à je ne sais pas quand, 2. j'ignore même si ces sauvegardes concernent les posts ou seulement le layout. Voilà. Si quelqu'un a un début de solution à ce problème, je suis preneuse, sinon, j'accepte aussi les conseils concernant la façon la plus rapide et la plus sûre de se suicider.

EDIT. Ma dernière sauvegarde datait donc du 11 mars 2007 - il y a trois mois et demi. 54 posts, dont celui des liens. C'est mieux que rien, n'est-ce pas ?... Tous les autres posts, du 11 mars à hier soir, ont donc péri définitivement, mais tant pis, je n'ai ni le temps ni la mémoire nécessaires pour tout réécrire. Cela m'apprendra à aller tripoter le FTP sans faire une sauvegarde juste avant. Je suis toujours aussi triste, mais un peu moins horrifiée. J'ai juste acquis une conscience indéfectible du caractère absurde et dérisoire de nos petites existences.

Mots-clés d'avril et mai 2007

le dimanche 24 juin 2007

Voici le top 5 des mots-clés de ces deux derniers mois, même si juin est déjà presque terminé. Je suis très contente parce qu'on dirait que la personne qui cherchait photo d'une fielle blande vheveux roux point noir sur le visage il y a quelque temps est revenue, jugez plutôt :

1. histoire a imprimer la belle lisse poir de prince de mots tordues a lire en direct

2. phrase pourf de felicitations pour les jeunes epoux

3. comment de pa gicle en faisant lamour

4. ou il y a des ben et une poubelle

5. www.sexy video joli jeune fielle


Merci à toi, qui que tu sois, pour ces petits moments de légèreté. Continue à venir ici, je t'en supplie.


Photo : PostSecret.

Perle carcérale, bis - et alia

le mercredi 13 juin 2007

Entendu sur France 2, dans l'émission Complément d'enquête, lundi soir, vers 23 heures, dans la bouche d'un jeune homme mineur qui subissait déjà sa deuxième ou troisième incarcération :

"Moi, j'ai choisi de rester inoccupé. Mais en prison, on peut faire des activités, ils proposent des stages qui sont censés t'aider à te réinsérer dans la société, soi-disant.
[Le reporter] Et ça marche, ça ?...
[Le jeune homme] Chais pas, j'ai jamais essayé."


Ah mon Dieu.

Sinon, rien à voir avec les fraises mais j'ai vu le film The Island hier soir. Pas mal ; rien d'inoubliable, mais pas mal. Bien sûr, il y a Scarlett Johansson et Ewan MacGregor, le début est bon et certains passages m'ont même fait rire ; mais il y a un peu trop de poursuites, de gros flingues et de casse pour moi.
Je me suis quand même amusée à compter le nombre de sponsors que ce film s'est payé, c'est assez incroyable. Je ne sais pas comment on peut appeler ça, de la pub cachée ?... Leurs produits ou leurs logos apparaissent comme ça, au détour d'une image, sans crier gare... Donc :
- Puma
- Reebok
- Nokia
- Calvin Klein
- MSN
- Cadillac
et j'en oublie certainement, sans compter ceux que je n'ai peut-être pas reconnus.

Un petit dernier pour la route. Entendu sur France Inter puis vu chez Ron.


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Allô, tonton Sigmund ?... Ca continue !

le dimanche 10 juin 2007

Je récapitule, tonton Sigmund.

En une semaine, cinq rêves plus ou moins érotiques, un garçon différent dans chaque, Fiancé dans aucun. Dans l'ordre :
1. (jeudi soir 31 mai) je peux pas le dire, j'ai trop honte.
2. (lundi soir 4 juin) je peux pas non plus, c'est trop nul.
3. (mercredi soir 6 juin) celui de duquel que je te causais dans notre précédente conversation.
4. (jeudi soir 7 juin) un collègue.
5. (vendredi soir 8 juin) un camarade de collège, pas revu depuis. (Le collège.)

Ca a cessé la nuit dernière, semble-t-il. On respire.

J'ai une théorie à te soumettre mais je ne sais pas, c'est peut-être un peu léger. J'ai trouvé un point commun entre les trois derniers (ceux qui se suivent) (c'est peut-être pour ça qu'ils se suivent, d'ailleurs) (hé hé !...) et Fiancé.

C'est le même genre de silhouette. Grands, minces, longs membres.

Ca compte dans le transfert onirique, ça, je pense, tonton Sigmund. Bon, je te laisse là-dessus, je vais me décontracter cinq minutes en ressortant des disques que je n'ai pas réécoutés depuis, je ne sais pas, six siècles au moins.

Quel tombeur, ce Jay-Jay, quand même.


Et allez, un petit bonus, juste pour le plaisir :


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Allô, tonton Sigmund ?

le jeudi 7 juin 2007

Tonton Sigmund, comment se fait-il que depuis quelques nuits, je rêve de garçons qui ne sont jamais, jamais Fiancé ? Un baiser avec l'un, une mini-sauterie avec l'autre, c'est infidélité virtuelle en direct tous les soirs, en ce moment. Tonton Sigmund, ce n'est pas possible. Si chaque rêve est l'expression d'un désir inconscient, je suis mal barrée, reconnais-le !... Je préférerais la version selon laquelle on est en fait tous les personnages de ses propres rêves. Ca, ça me plairait, je ne te le cache pas. Ca signifierait que toutes les nuits, je ferais l'amour avec moi-même, mais vue sous les traits de différents garçons de mon entourage proche ou moins proche (voire pas proche du tout) pour lesquelles je ne suis pas certaine d'éprouver de l'attirance, soyons honnête. C'est assez sympathique, cette petite crise de narcissisme auto-incestueux. En tout cas, c'est bien mieux que le batifolage extra-conjugal (comment devrais-je dire ? extra-fiançal ? extra-pacsal ?) que me sert mon cerveau fatigué dès qu'il a une nuit de repos devant lui, tu ne crois pas ?

Le pire - parce que tant qu'on y est, je peux tout te dire, n'est-ce pas, tonton Sigmund ? - c'est que c'est drôlement bon, cette histoire-là.
Je suppose que ce qui est bon, ce n'est pas de tromper Fiancé, hein. Il y a même des rêves où il n'est pas du tout. Je veux dire par là, des rêves qui se déroulent dans un monde où il n'existe même pas, t'as qu'à voir !... Finalement, ces rêves-là sont les plus purs parce qu'au moins je ne trompe personne, mais ce ne sont pas forcément les meilleurs. Celui de la nuit dernière, par exemple, était extrêmement bon.
J'étais à une sorte de fête, seule. Pas seule : avec des amis, mais sans Fiancé qui, dans mon rêve, existait bel et bien mais était absent. La fête était une espèce de bal masqué où je serais bien incapable de dire en quoi j'étais déguisée. Peu importe. Donc, j'étais à cette fête et il y avait ce type que j'ai vu en tout et pour tout une fois dans ma vie, quelques heures seulement, et dont j'ai toujours admis qu'il était plutôt beau gosse sans pour autant penser qu'il m'attirait vraiment. Il ne me quittait pas d'une semelle et me serrait de si près que son intention était probablement de me faire craquer. (Quelle est ta réponse à cela, tonton Sigmund ? que je désire que ce type me fasse la cour, c'est bien ça ?...) Au bout d'un moment, nous quittions la fête et nous nous retrouvions dans un environnement complètement irréel, une vague plage assez sombre qui ne ressemblait à rien de ce que je connais. Sur cette plage, posée à même le sol, il y avait une sorte de couette ou de couvre-lit. Ah ben j'avais prévenu, hein : complètement irréel. Je te le donne en mille : c'est précisément à ce moment que j'ai craqué, et je me suis retrouvée sous la couette, à peu près nue, serrée contre lui qui était dans le même état et essayait de m'embrasser.
Dans un premier temps, je m'en souviens très bien, je gémissais "Je ne peux pas, je ne peux pas" sur le ton plaintif de la fille qui ne veut pas tromper son homme mais qui bon sang, en a tout de même sacrément envie, là tout de suite. Et dans un second temps, j'embrassais à mon tour. Avec beaucoup de bonheur et un sacré soulagement. Je me sentais si bien d'avoir cédé que j'ai pensé la chose suivante : il n'est pas question que je quitte Fiancé mais désormais, chaque fois que je le verrai, je pourrai embrasser ce garçon en cachette - et la vache, ce que ça fait du bien !... Je ne songeais pas au sexe même si je suppose que le baiser, la nudité et le couvre-lit y font directement référence. (Corrige-moi si je dis trop de bêtises, tonton Sigmund.) J'avais l'impression que le fait d'assouvir ce désir-là, ce désir que je ne peux accepter moralement et que je m'efforçais donc jusqu'alors d'étouffer, complétait idéalement ma vie. Une histoire d'amour stable et constructive d'un côté, avec quelqu'un qui était censé m'accompagner pour la vie - et je tiens à te faire remarquer qu'à aucun moment du rêve cet élément n'a été remis en question - et de l'autre, un exutoire à attirances, la possibilité de se laisser aller sainement sans se compromettre (puisque, dans le monde où se déroulait mon rêve, il n'était absolument pas envisageable que nous soyons découverts).

Marrant comme dès l'instant où j'ai ouvert les vannes, je n'ai plus éprouvé la moindre culpabilité, tonton Sigmund, alors même que maintenant, bien éveillée, elle me ronge au point - je préfère te prévenir - d'envisager d'effacer ce post dans quelques jours. (Mais dans ce cas me diras-tu, pourquoi l'écrire ? et surtout le publier ?... Allons, tonton, à cette question je suis certaine que tu répondras bien mieux que moi.)

Bien à toi.

Une image onirique (mais sans sexe) :

Photo : Anaelmasri.

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C'est lundi, c'est julienneries

le lundi 4 juin 2007

J'ai déjà dit que j'étais sensible au style de Julien Delanouvellestar, je ne reviens pas là-dessus.
Je veux juste rappeler qu'au début, c'est-à-dire lors du casting, Julien, c'était ça :

1. Une petite moustache. Pas de bouc mousquetaire, pas de barbe de trois jours à la Delerm, non : une moustache, une vraie.
2. Des cheveux châtain (châtain, pas blonds) courts et frisés (et non pas artistiquement effilés autour du visage comme aujourd'hui).
3. Un ukulélé. Dove Attia lui avait promis de se battre pour qu'il l'emmène jusqu'au prime, son ukulélé, mais pour l'instant, on ne l'a pas revu. Peut-être le garde-t-il pour la finale.
4. Une casquette posée très en arrière sur le sommet du crâne.
5. Un accent du Sud beaucoup plus prononcé qu'aujourd'hui, surtout qu'il parlait plus et plus fort parce que le personnage Julien-le-mystérieux, Julien-le-silencieux n'était pas encore né.
6. Un petit polo ringard à rayures horizontales sous un gilet tout aussi ringard, peut-être même à rayures verticales.

Bref, le total look du fermier du Midwest qui va se boire une mousse au bar le plus proche, à cinquante miles en pick-up. (Ce look a d'ailleurs presque disparu du Net puisqu'il est assez difficile de retrouver photos et vidéos de Julien au casting : pour ce faire, on est obligé de se rendre sur le site officiel de l'émission et de fouiller un peu en direction des numéros de mars.)

Je rappelle aussi que lors de ce fameux casting,

1. Julien a failli ne pas passer vu que le jury ne voulait pas écouter de candidat avec instrument de musique. Il a d'abord fait mine de se résigner puis, se souvenant qu'il connaissait aussi une chanson a capella, il est revenu à la charge et a été accueilli par un Dove gentiment bourru sur le mode "Allez mon gars, on va être sympas, fais vite qu'on n'en parle plus, dépêchons dépêchons".
2. Julien a quand même sorti son ukulélé qui est à l'instant même devenu sa marque de fabrique avant de filer aux oubliettes dans les semaines suivantes.
3. Marianne James a décrété que techniquement, il était "en vrac". (Aujourd'hui encore, Julien est de loin le candidat avec lequel le jury est le pus indulgent au niveau technique.)
4. Après avoir hésité longuement, Manu Katché lui a finalement collé un NON pour qu'il ne prenne pas trop la grosse tête après avoir reçu trois OUI de la part des autres jurés.

Est-ce que vous arrivez donc à vous rendre compte qu'on a tout simplement failli passer à côté de la nouvelle star de cette année ?...

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