Ménille Avénale

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OOOH - MYYY - GOOOOOD

le dimanche 29 avril 2007

Rho non, ce n'est pas de l'acharnement, c'est juste qu'on a aussi le droit de rire un peu, merde ! Regardez bien parce que ça va très, très, très vite. J'aime particulièrement le mouvement nerveux incontrôlé de l'épaule gauche à la cinquième seconde.


Allez, pour prouver que je ne suis pas bégueule, voici la même chose sur quelqu'un que j'aime bien, Bernard-Henri Lévy. Son premier entartage à la fin des années 80, mais il y en eut en tout, je ne sais plus, cinq ou sept. Commenté par Pierre Desproges, que j'aime bien aussi mais qui lui n'aime pas trop BHL qu'il qualifie de "cuistre" et de "philosophe de mes deux", comme quoi, il faut de tout pour faire un monde. Au fait, comment Desproges qualifierait-il Nicolas Sarkozy s'il était encore des nôtres ?...



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OH - MY - GOD

le mardi 24 avril 2007

Les enfants, je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de vivre dans une République dont le président serait Nicolas Sarkozy. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je ne crois pas que Ségolène Royal sera la réponse à tous les problèmes, mais vous savez bien, faute de grives... Mais Sarkozy, NON. Non, non, non.

Oh, alors je vous vois bien venir, hein, d'accord, elle a cédé à la pression médiatique et aux clichés faciles de Sarkozy = Le Pen, Sarkozy = nazi, elle le voit comme un homme dangereux et elle est partisane du fameux TSS, Tout Sauf Sarko. Là encore, je n'ai rien dit de tel. Faire rimer "Sarkozy" avec "nazi" me ferait presque rire si ça ne m'accablait pas tant, et l'assimiler à Le Pen presque davantage puisqu'on ne peut pas dire d'un candidat opportuniste qui chasse sur les terres d'un autre qu'il s'associe à lui. Si l'on poussait cette absurdité jusqu'au bout, il faudrait ajouter que Sarkozy = Bayrou puisque ces derniers temps, au cas où vous l'auriez raté, Sarko chasse aussi sur les terres du candidat centriste : il parle de mettre en place, s'il est élu, une nouvelle majorité, élargie, qui pourrait aller - tenez-vous bien - jusqu'au centre gauche. Ha ! C'est pas du Bayrou tout craché, ça ? Et pourtant, vous voyez Sarkozy travailler et gouverner avec des gens de centre gauche ? (Et d'ailleurs, vous voyez Sarkozy gouverner avec quelqu'un d'autre que lui-même ?) Allons allons.

Toutefois, je tiens effectivement Sarkozy pour un homme dangereux. Non pas tant comme candidat que peut-être d'abord comme personne, le danger pour nous venant précisément de ce que cet homme est le candidat donné favori à l'élection présidentielle - comment appelleriez-vous sinon un homme qui sort du premier tour avec plus de 30% des suffrages ?
Je crois que Sarkozy est dangereux parce qu'il n'est pas maître de lui-même, ni donc de cette irrésistible crise d'autorité qu'il semble contenir à grand peine en attendant le jour de son sacre. Je crois que Sarkozy est dangereux parce qu'au nom de ses fonctions officielles, il arrête dans leur course voire déboulonne franchement ceux qui, non pas s'opposent à lui, mais gênent la construction de son image médiatique (le nom d'Alain Genestar vous dit-il quelque chose ?). Je crois que Sarkozy est dangereux parce que je vois mal comment un homme qui a sa conception de la criminalité et des délinquants peut réduire la crainte de la fameuse insécurité, régler le problème des sans-papiers et proposer un vrai modèle renouvelé de valeurs réublicaines sans dresser les citoyens les uns contre les autres en attisant leurs rancoeurs respectives et menacer de faire imploser une concorde sociale qui est déjà plus que fragile (le mois de novembre 2005 vous dit-il quelque chose ?). Je crois que Sarkozy est dangereux parce que ce n'est pas en se mettant du côté des plus forts que l'on entend la voix des plus faibles ni que l'on peut, à plus forte raison, régler leurs problèmes. Et beaucoup d'autres choses que je n'ai pas en tête pour l'instant.

Je ne vous apprends rien si je vous dis qu'en ce moment, je manque vraiment de temps pour les blogs, mais il fallait quand même que je prenne un instant pour cela. Je suis un peu une Arlette, finalement : le 6 mai, je voterai Royal comme au premier tour, sans illusions mais sans réserve.

Sinon, il y a ça, aussi, si vous avez cinq minutes et juste un peu de curiosité. Il paraît que c'est authentique. Je ne suis pas bien d'accord avec l'analyse qu'ils en font ici, mais bon, puisque c'est de que ça vient, via Sskizo.



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De toutes nos forces

le mercredi 18 avril 2007

Okay. Il me faut admettre que non seulement je n'ai pas envie, depuis plus de deux semaines maintenant, de rédiger les numéros 2 et 3/3 de "Sortir", mais qu'en plus, cela me bloque pour la suite. Je veux dire qu'à chaque fois que j'ouvre la page d'administation de mon blog, je tombe sur ces deux brouillons en souffrance, désespérément vides et blancs, et qu'aussitôt, j'entre dans le cercle vicieux que voici : je n'ai aucune envie de les écrire, mais je m'y sens obligée parce que j'ai peur que leur sujet n'atteigne sa date de péremption, mais comme je n'en ai aucune envie, je ne le fais pas, mais comme je m'y sens obligée, je m'interdis d'en écrire d'autres avant ceux-là, etc, etc. Il faut que cela cesse et vous êtes désormais prévenus que ces posts viendront un jour, ou pas, bientôt ou dans longtemps, je n'en sais rien, mais qu'entretemps je vais passer à autre chose. Ouf.

Et je vais donc passer à ceci.


A six jours du premier tour des élections présidentielles, je faisais encore partie des 40 à 45% d'indécis mentionnés par les sondages. Mon indécision était bien circonscrite puisque je n'hésitais qu'entre deux candidats, mais elle était indécision tout de même. La raison de mon hésitation entre Ségolène Royal et François Bayrou, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, est la suivante : je reconnais que Bayrou est résolument centriste et j'aspire à des politiques plus marquées à gauche que la sienne, mais je ne considère pas que Royal, même si elle représente le PS et fait certaines propositions qui sont effectivement de gauche, soit une vraie personnalité de gauche. Par certains aspects, elle me fait plutôt penser à la droite ou, disons, au centre, à un centre dont elle ne porte pas le nom, et c'est pourquoi voter Bayrou est une possibilité que j'ai réellement envisagée.

Pour me décider, je suis allée in extremis à un meeting du candidat UDF tout en regrettant d'avoir raté ceux de Royal. Je vais lire son programme en détail mais j'aurais juste aimé avoir la même expérience des deux côtés.

Il se trouve que j'étais assise dans la salle avec beaucoup d'avance et que mon iPod passait, quelques minutes seulement avant le début du meeting, la chanson d'Arcade Fire que j'ai placée en tête de ce post. Ce serait un détail si, outre que j'adore cette chanson que je trouvais particulèrement adaptée à l'ambiance de liesse, d'enthousiasme et d'espoir de la manifestation, le petit film qui a précédé le discours de Bayrou ne comportait pas précisément ce morceau en bande-son. Coïncidence troublante qui me pousserait surtout à dire qu'un homme qui choisit "Rebellion" d'Arcade Fire comme bande-son ne peut être foncièrement mauvais. Pendant ce film d'environ un quart d'heure, j'ai failli pleurer d'émotion et je ne me suis retenue que parce que je me sentais ridicule. Oui, mais je suis une grande sensible.

Bayrou a du charisme, de la chaleur et une rhétorique très au point. Une heure et demie de discours ne m'ont rien appris de neuf sur un programme que j'avais lu avant qu'il ne commence - vu que j'étais assise avec beaucoup d'avance, merci de suivre - mais m'ont aidée à me décider. Pour Royal.

Non que je n'aie pas été séduite par le candidat centriste, par la clarté et l'humanisme de ses propositions, par la mesure et l'équilibre dont il fait preuve, par son idéal de justice -y compris sociale-, par sa capacité d'écoute et de réflexion et par son désir de changement. Je crois que Bayrou représente l'avenir et qu'il a raison de nous inviter à vaincre un clivage gauche-droite qui n'a plus aucun sens, l'alternance systémastique entre les deux sensibilités étant davantage affaire à mes yeux de mécontentement et de protestation envers les gouvernements sortants successifs que de conviction réelle. (Je ne vais pas développer des heures, mais je ne considère pas cette opinion incompatible avec ce que je disais plus haut de mes aspirations à des politiques de gauche. Je crois juste qu'il faut peut-être repenser certaines choses en profondeur pour que tout cela puisse s'imbriquer bien tip top à l'avenir. Certes, je ne suis pas politologue, mais s'il fallait l'être pour avoir la moindre sensibilité politique, aurions-nous une République française aujourd'hui ?...)

Je crois juste que son programme est encore trop constitué d'emprunts aux deux bords plutôt que porté par une réflexion complètement nouvelle, vraiment centriste, dont je pense qu'il a encore tout le temps de la développer. Je ne le trouve pas tout à fait assez mûr encore et surtout, surtout, je crains comme la peste la reproduction du premier tour de 2002, le pire cas de figure possible pour moi étant un duel Sarkozy-Le Pen au second tour. Evidemment, affirmer qu'il est le seul à pouvoir battre Sarkozy au second tour est un effet de rhétorique de la part de François Bayrou ; la candidate socialiste en est tout aussi capable et comme je la crois mieux qualifiée que lui pour arriver au second tour, outre qu'elle incarne tout de même - ou du moins, devrait incarner - les idéaux d'un parti auquel je suis attachée depuis longtemps, c'est à elle que je vais faire confiance.

Pour cette fois.

PS 1. Le titre de ce post est bien sûr inspiré par le slogan de campagne de François Bayrou : "La France de toutes nos forces".

PS 2. Par incompétence et manque de recul, je ne peux rien dire du massacre de Virginia Tech qui a eu lieu lundi dernier. Je vous invite à lire à ce sujet la prose toujours aussi lumineuse et touchante de Krazy Kitty, en trois parties (elle s'y tient, elle) : un, deux et trois. We shall overcome ?

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Mots-clés de mars 2007

le samedi 14 avril 2007

Des posts plus conséquents sont à venir, et notamment la suite de "Sortir" qui racontera des événements maintenant vieux de trois semaines, il serait temps de s'y mettre.

sephora uh
Je sens la blague de l'ado boutonneuse qui n'ose pas aller acheter seule son premier gloss vanille (on en a toutes eu, hein) et décide de préparer son expédition avec sa meilleure amie en tapant sur le Net le nom de l'enseigne qu'elle croit encore merveilleuse tout en gloussant. Du moins, c'est comme ça que je l'imagine.

escapade de strings fesse
Je ne cherche pas à comprendre profondément le propos tenu ici, mais j'apprécie l'image et l'expressivité.

travestis suisses
Ok mais pourquoi est-ce que les gens tombent ici avec un mot comme "travesti" ?... J'hallucine, moi !

astuce mes chaussures déteignent
Lave tes chaussettes plus souvent. Tant pis.

comment se faire des amis quand on est travesti
Moui donc même réaction que plus haut, à cette différence près que je voudrais rassurer l'auteur de cette requête : il n'y a pas de raison que ça ne soit pas possible, tu sais. J'en suis persuadée.

Want to dream ?...

Photo : PostSecret.

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Nouf nouf

le dimanche 8 avril 2007

Rien à voir avec les fraises, mais je suis tombée sur cette espèce de, euh... d'information ? l'autre jour et je voulais vous en faire part avant de vous encourager à remercier le Ciel de ne vous avoir jamais mis en présence de quelqu'un comme Keith Richards, quand on voit ce qu'il fait aux gens qu'il aime.

Keith Richards raconte avoir sniffé les cendres de son père
[03/04/2007 - 21:30]


Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones, connu pour son usage de substances prohibées, a révélé mardi qu'il avait été jusqu'à sniffer les cendres de son propre père.

"La chose la plus étrange que j'aie jamais essayé de sniffer ? Mon père, j'ai sniffé mon père", a-t-il déclaré au magazine britannique New Musical Express (NME).

"Il avait été incinéré et je n'ai pas pu résister à le mélanger avec un petit peu de coke", a-t-il raconté. "Mon père s'en serait foutu, il en avait rien à faire."

"C'est descendu assez bien et je suis encore en vie", a-t-il ajouté.


Le texte vient de (oui, il y a des photos, c'est assez édifiant aussi) et j'ai maintenant de quoi méditer sur les errances de l'âme humaine pendant huit jours. Merci Keith.

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What are you gonna do with all that ass, all that ass inside them jeans ?

le vendredi 6 avril 2007

C'est bien sûr chez Trent que j'ai déniché cette information.

Alanis Morrissette, la chanteuse folk-rock canadienne au talent insolemment précoce (en tout cas à ses débuts) et au beau visage allongé, a enregistré sa propre version du tube des Black Eyed Peas "My Humps". Personnellement, j'adore ce morceau qui surfe avec - selon moi - un second degré salutaire sur la vague hip-hop bling-bling et petites tassepés. "My Humps", c'est quand même l'histoire d'une jolie fille, vulgaire et matérialiste au possible, qui profite de la fascination que son postérieur exerce sur les hommes pour se faire entretenir, et dans le luxe, s'il vous plaît, sans les autoriser à la toucher. Madonna ne disait pas autre chose dans "Material Girl", en 1985, mais vingt ans ont passé et les codes du chic et du futile ont changé. La chorégraphie est très évocative et l'allure de Fergie, avec cette coiffure stupide consistant à tirer au maximum les cheveux en une queue de cheval raidissime en ne laissant sur le front qu'une frange trop longue et trop étroite est vraiment hilarante. Je pense que c'est une vraie preuve de talent et de recul. Je vous laisse juges (et matez bien le clip, c'est important pour la suite) :


La version d'Alanis, musicalement parlant, est évidemment à son image, c'est-à-dire très différente des rythmes sexys et vaguement kitsch de l'original. "My Humps" est devenu une vraie ballade, émouvante et soignée, avec arrangements minimalistes, voix parfaite et mélodie limpide. C'est fou ce qu'on peut faire d'une chanson populaire quand on est douée, quand même. Mais au-delà du plaisir auditif, le plus amusant est le décalage entre sa reprise, donc, et le clip qu'elle en a fait. Métamorphosée en Fergie brune, Alanis reprend les vêtements, les poses et les mouvements lascifs de la bombe américaine, sur un décor identique, avec un côté parodie respectueuse qui me fait vraiment grimper aux rideaux. Il y a des tas de détails rigolos dans le clip, par exemple le fait que, Alanis Morrissette chantant seule les passages qui, chez les Black Eyed Peas, sont interprétés alternativement par une voix féminine et des voix masculines, les phrases revenant aux garçons dans l'original sont, dans son clip, chantées en play-back sur sa voix à elle par les hommes qui l'accompagnent. Ok, je me rends compte que c'est incompréhensible et, de toute façon, je n'ai pas l'intention de déflorer plus longtemps le contenu de ce petit bijou. Voyez plutôt.



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Parenthèse

le mercredi 4 avril 2007

Je me vois obligée d'interrompre momentanément la série des "Sortir" 1, 2 et 3/3, dont je comptais écrire le deuxième épisode aujourd'hui, pour vous faire part de ma virée chez le coiffeur d'hier matin. Vous êtes tellement au courant de toutes mes activités capillaires - coupes, couleurs et soins compris - que vous feriez vraiment preuve d'une mauvaise foi inouïe si vous prétendiez que ça ne vous intéresse pas.

Donc, j'étais chez le coiffeur hier matin et je ne lui ai pas laissé m'ôter ne serait-ce qu'un demi-centimètre de cheveux, grands dieux non, en revanche, je lui ai demandé de me refaire des mèches - des mèches d'une nuance un peu différente de la précédente.

Vous savez que je ne vais plus chez Dessange, n'est-ce pas ? Non, je n'allais pas y retourner après le sale coup qu'ils m'ont fait fin novembre. J'ai donc déniché un petit salon près de chez moi, aux murs vert framboise et rose pomme (ok, l'inverse, vous aurez rétabli vous-mêmes) dont la charmante petite coloriste m'avait déjà fait une fois des mèches plus valables que celles de Dessange, mais encore très blondes-blondes. C'était très clair, très glamour mais assez peu naturel. Je lui ai donc dit que je souhaitais quelque chose d'un peu plus foncé et d'un peu plus contrasté.

Ô joie.

La demoiselle m'a fait une série de mèches châtain assez proches de ma couleur naturelle et, dessus, une autre série de mèches blond doré qu'elle a eu la jugeotte d'alléger sur les longueurs et les racines pour ne pas dessécher davantage ma pauvre chevelure maltraitée. L'ensemble est merveilleux, encore blond mais moins baby doll, chaud, lumineux, et quand ça repoussera, la démarcation avec mes racines sera moins nette (et par là même plus supportable). Je me sens tellement belle que je ne suis pas loin de penser que j'ai peut-être enfin trouvé LA couleur qu'il me fallait.

Voilà, c'était tout, fin de la parenthèse.

PS. Plusieurs mises à jour ici, merci pour vos participations...

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Sortir, 1/3

le dimanche 1 avril 2007

En consultant la liste des derniers commentaires laissés sur ce blog, j'en ai découvert un dont l'auteur s'appelait "Britney". Je ne suis pas naïve au point de croire qu'il s'agissait d'une fameuse célébrité américaine au crâne rasé mais je me disais, waow, si une nana qui s'est choisi "Britney" pour pseudo vient sur mon blog, c'est que je touche un éventail... large. Bon. C'était seulement un spam, évidemment. Je l'ai supprimé la mort dans l'âme mais, pour me consoler, je viens de poster ici deux nouvelles contributions que je vous laisserai apprécier. Merci à leurs auteurs et, bien sûr, continuez à participez.

Mais en fait, au départ, ce n'est pas de cela que je voulais vous parler.

Je suis au coeur d'une période fais-toi plaisir, fais-toi du bien qui est en train de devenir l'un des moments les plus agréables que j'aie vécus depuis longtemps, depuis, disons, les débuts de ma vie en commun avec Fiancé et de l'année de folie qui a suivi.

Plusieurs raisons à cela. D'abord, le boulot. J'ai découvert récemment que j'étais assez efficace pour me dispenser de journées trop longues et que j'étais capable d'en faire autant, sinon plus, et aussi bien, sinon mieux, en réduisant mon temps de travail. Quand je dis "réduire", entendons-nous bien, il ne s'agit pas d'en diviser le volume horaire par deux mais seulement de s'accorder davantage de respirations : arriver un peu plus tard après une nuit difficile, partir un peu plus tôt s'il fait beau en début de soirée pour déambuler dans les rues, sourire (béat, forcément béat) aux lèvres et nez au vent (que ferions-nous sans les clichés ?), ou encore faire une pause supplémentaire en cours de journée si le besoin s'en fait sentir au lieu d'ignorer superbement sa propre fatigue et de continuer comme une guerrière pour finalement s'endormir à moitié sur sa chaise une demi-heure plus tard.
En suivant ce rythme assoupli, j'obtiens deux résultats absolument fantastiques qui me remplissent de joie à chaque fois que j'y songe. Un : le travail n'est plus un calvaire, mon esprit reposé se transforme en missile dès les premières heures du jour et mon rendement est en train d'exploser ses propres plafonds, deux : j'ai quand même une vie à côté, je peux aussi avoir de vraies activités comme faire la cuisine, lire ce que je veux (quel luxe), surfer sur le Net, préparer des posts pour mon blog. (Parfois.) Que du bénèf, que du bonheur. La joie de vivre est en bas de chez toi.

Dès lors, le moral étant meilleur, le physique l'est forcément aussi. Je dors mieux, un peu plus longtemps, et même si pour une raison ou une autre mon nombre d'heures de sommeil est réduit, j'ai assez de réserves pour tenir le coup normalement toute une journée ou deux. Or, le sommeil étant comme vous le savez tous le meilleur des produits de beauté, je me trouve plus jolie et j'ai envie que ça dure, donc je prends soin de moi, donc mon moral s'éclaire encore plus. Aujourd'hui, par exemple, je me suis offert la totale : bain chaud, crémage de la tête aux pieds, gommage et masque du visage, vernis à ongles (sans mentir, la french la plus distinguée et la plus délicate que j'aie jamais réussie), le tout pour préparer, bien entendu, ma nouvelle virée chez le coiffeur prévue pour mardi matin prochain et dont je vous parlerai plus tard.
Comme dirait ma mère : "Un jour tu auras un bébé et tu n'auras plus le temps de te faire des masques ni de te lisser les cheveux". Okay, raison de plus pour en profiter maintenant, donc.

Pour prolonger ces petits soins, j'assume sans complexes - grâce au rythme de travail efficace de que quoi que je vous causais plus haut et qui me fournit l'autorisation de mettre mes neurones au repos un certain nombre d'heures par semaine - le règne du futile dans ma vie et dans mon esprit, et je le matérialise notamment par une consommation télévisuelle réfléchie et sensée. Entendez par là que je choisis en priorité les programmes les plus glamour et les plus excitants de la grille, en tout cas à mes yeux. Arrivent en tête, mais c'est un peu pénible car ils commencent à 17h50 sur W9, soit souvent trop tôt pour moi, deux épisodes consécutifs de Friends - je crois que là, on doit en être aux rediffusions de la sixième ou septième saison. Vient ensuite, une heure plus tard, sur M6, l'épisode quotidien de Veronica Mars, une sorte de croisement entre la série policière et la série pour ados, ce qui, forcément, est ravissant (j'en profite pour reluquer les coupes et les couleurs des héroïnes, n'oubliez pas que je dois établir une stratégie capillaire en vue de mon rendez-vous chez le coiffeur, moi). Et puis, de temps à autre, il y a un film drôle et cruel en soirée - Intolérable cruauté, ce soir, TF1, 20h50 - ou, dans l'après-midi, une série culte de télé-réalité que je ne connaissais pas encore - The Simple Life sur Europe 2 TV, dans moins de dix minutes maintenant.

Bien entendu, je ne regarde pas tout cela. Je ne peux pas et de toute façon, ça me lasserait assez vite. Je pioche, je picore, je sélectionne, selon l'heure et le jour. Par contraste, mes journées de travail m'apparaissent comme de grands moments de bouillonnement intellectuel quasiment révolutionnaire, ce qui, naturellement, me donne droit à de nouveaux divertissements, etc, etc.

La suite plus tard, ce post-là est en trois parties. Mmmmoui, que voulez-vous, je pensais en dire moins, et finalement...


Photo : Avivi.

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