Ménille Avénale

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Perle gouvernementale

le mardi 30 janvier 2007

Entendu ce matin vers 7h45, dans la bouche d'Hélène Jouan, journaliste politique à France Inter :

"S'il est élu président de la République, Nicolas Sarkozy a déjà prévu qu'il aurait un gouvernement de quinze ministres, avec respect de la parité hommes-femmes."


De deux choses l'une : soit Nicolas Sarkozy ignore que les nombres impairs ne peuvent se diviser en deux nombres entiers égaux, soit il réserve un ministère à un hermaphrodite.

(Sinon, il doit bien y avoir quelque chose à trouver sur le fait que le documentaire Dans la peau d'un Noir, ce soir sur Canal +, ne passe pas en clair, mais je pense que Giant Panda tournera cela mieux que moi.)

Paaauuuuuul

le dimanche 28 janvier 2007


Contre toute attente, le garçon qui joue le rôle de Dwayne - l'ado nietzschéen - dans le film Little Miss Sunshine est incroyablement sexy. Il n'a pas une gueule d'ange, c'est le moins qu'on puisse dire, et j'ignore pourquoi les réalisateurs lui ont teint en noir corbeau des cheveux qui, à l'origine, sont châtain clair. A part cela, il joue à merveille et son grand corps dégingandé est de l'ordre de l'irrésistible. C'est simple, le moindre mouvement lui donne des airs de sex-symbol (vous l'avez vu se glisser dans la salle du concours, pendant la scène où son oncle et lui se résignent à aller voir la prestation de sa petite soeur ? alors, hmmm ?... vous aimeriez bien qu'il vous ouvre quelques portes aussi, hein, bande de petits coquins ?...).
Oh, ça va, chéri, on a le droit de trouver les acteurs torrides pour un rien, quand même, je suis sûre que ça t'arrive aussi, allons allons.

La merveille en question s'intitule donc Paul Dano, et comme je suis mignonne et sensible, je vous ai rassemblé quelques petits liens pour faire sa connaissance : voici un article le concernant sur Wikipédia, un site dédié créé par des fans (ha ha) (voyez que je ne suis pas la seule), sa fiche sur IMDB, une page où sont répertoriées quelques bandes-annonces (on ne le voit pas toujours, hein, il a parfois des rôles très très secondaires), et bien sûr, la plus jolie photo que j'aie pu trouver de lui (la seule vraiment jolie, en fait) :


Vous pouvez même entendre sa voix ici, parce que le bougre a aussi un petit groupe qui fait des chansons, ma foi, tout à fait honnêtes.

De rien, de rien, j'aime faire partager mes découvertes, surtout celles qui ont généré quelques fantasmes.

Avertissement

le mercredi 24 janvier 2007

En raison de quelques soucis d'affichage (que j'ai miraculeusement réussi à résoudre parce que je suis une nana fortiche), un certain nombre d'entre vous n'ont pas lu les mises à jour récentes de ce blog. N'hésitez donc pas à descendre au-delà du premier post pour voir si vous n'en auriez pas raté quelques-unes. Après, si ça ne vous intéresse pas, ce n'est plus de mon ressort ; j'aurai fait ce que j'ai pu. Ha !

Pourfendons quelque cliché

le mercredi 24 janvier 2007

Ce post est inspiré par une réplique de Lionel, le personnage interprété par Pierre Arditi dans le film Coeurs d'Alain Resnais :

"Quelle chance de pouvoir se raccrocher à quelque chose".



Vient de .


Le cliché contre lequel nous tâcherons de nous battre aujourd'hui, si vous le voulez bien, sera le suivant :

Avoir la foi, ça permet de se poser moins de questions.

(Version plus agressive : )
La foi, c'est une béquille pour les gens qui n'ont pas envie de se prendre la tête.


Je voudrais rappeler d'abord, à toutes fins utiles, que l'on ne décide pas d'avoir la foi ou non. Dans la mesure où il n'existe pas de preuves de l'existence de Dieu ni, à l'inverse, de preuves de sa non-existence, il est impossible de démontrer formellement l'une ou l'autre devant un parterre d'indécis et les seuls éléments qui peuvent vous entraîner à croire qu'il existe ou bien qu'il n'existe pas sont d'ordre personnel - affectif, psychologique, émotionnel, que sais-je, en tout cas rien de rationnel n'entre en compte là-dedans.
Certes, la foi n'est pas non plus entièrement livrée au hasard et il y a fort à parier que les croyances ne seront pas les mêmes selon que l'on a reçu une éducation religieuse ou pas et, plus généralement, selon ce qu'on a entendu dire sur Dieu dans son enfance ou à des périodes de la vie où s'est construite notre vision du monde et des hommes. Il n'empêche que l'on peut avoir la foi puis la perdre, ou, au contraire, ne pas l'avoir et l'acquérir un jour, sans que l'on sache bien précisément à quoi ce changement est lié. La seule chose que l'on sache alors, c'est que cela ne se commande pas. En ce qui me concerne, je ne connais personne qui se soit réveillé un matin en décrétant : "A partir d'aujourd'hui, je crois en Dieu" et qui y ait réussi - ni l'inverse.

J'ajoute que la foi en Dieu n'est pas nécessairement liée à la crédulité du croyant, si je puis dire. "Crédulité" est un mot qui veut bien dire ce qu'il signifie, à savoir : facilité à croire y compris en des choses non vérifiées, voire fausses. Quelqu'un de profondément rationnel et méthodique peut avoir une foi profonde et quelqu'un de naïf, dénué d'esprit critique et manipulable, peut croire en un tas de choses farfelues et pas en Dieu. Cette foi-là n'est pas toujours une sorte de superstition à traiter avec condescendance, née du trop grand nombre d'histoires fausses que l'on vous aurait racontées dans votre jeunesse. Croire en Dieu n'est pas la même chose que croire au Père Noël ou aux fantômes.

Dernière chose avant d'en venir au sujet qui nous intéresse aujourd'hui : puisque l'on ne peut pas démontrer que Dieu n'existe pas - voir plus haut -, les athées ne sont pas davantages détenteurs de la raison universelle, solide et scientifique que les croyants. Etre athée, c'est plutôt "croire que Dieu n'existe pas" que "ne pas croire en Dieu". Dans cette persective, nous sommes tous croyants : croyants en Dieu ou bien croyants en non-Dieu, selon les cas. D'ailleurs, je récuse un peu le terme croyants. Je lui préfère le mot théiste qui, par opposition logique à l'athée, désigne la personne qui croit que Dieu existe (plutôt que celle qui "croit en Dieu").

Or donc, l'idée de certains athées serait que la foi en Dieu est une sorte de béquille mentale pour esprits faibles peinant à trouver eux-mêmes des réponses aux questions complexes que nous pose le monde tel qu'il est, et qu'avoir cette foi permet de s'en tirer à peu de frais grâce à une grille de lecture simpliste qui expliquerait tout, absolument tout, par la volonté divine, sans chercher plus loin.
Je ne doute pas que cette foi-là existe. Ce genre de foi facilitatrice qui ne suppose pas de réflexion et vous permet de supporter un peu mieux les épreuves que vous traversez en vous disant que de toute façon, elles doivent avoir un sens favorable même s'il n'est pas très clair à vos yeux. (Je note au passage que certaines philosophies, notamment antiques, interprètent les malheurs dans ce sens sans pour autant poser d'instance divine pour les justifier - comme quoi, ce n'est pas seulement une posture de théiste. Mais passons.)
Personnellement, j'ai un peu de mal à me dire que la perte d'un enfant ou une catastrophe naturelle sont des épreuves envoyées pour tester notre capacité à souffrir ou simplement pour nous préparer à un monde meilleur dans lequel notre bonheur sera proportionnel aux souffrances que nous avons traversées auparavant. Et c'est là que ça devient complexe, parce que si ces douleurs n'ont pas cette signification-là, quel sens peuvent-elles bien avoir ?...

Réponse : aucun.
Je ne comprends pas ce type de malheur, et ce n'est pas de croire en l'existence de Dieu qui me permet d'y répondre parce que je ne vois absolument pas pourquoi il les provoque. Si tant est qu'il les provoque. Je veux dire, qu'est-ce qui me prouve que Dieu n'a pas créé une nature obéissant à des lois immuables pour ne plus jamais avoir à s'en occuper - feignant, va, fonctionnaire - et que ce sont ces lois-là, rien d'autre, qui causent les tsunamis ?
Pour autant, Dieu est omnipotent, nous sommes d'accord. Sinon, soyons clairs, ce ne serait pas Dieu. Et comme, pour la même raison, il est aussi omniscient, il sait qu'un tsunami va se produire et qu'il va causer des milliers de morts - pourquoi, dans ce cas, ne l'arrête-t-il pas ?... Quel est l'intérêt pour lui de laisser une partie de sa création détruire une autre partie de cette même création ?
C'est donc qu'il s'en fout ? Mais s'il s'en fout, pourquoi la création ? Dieu n'est pas un enfant et il ne pratique pas le jeu. Ce n'est pas par caprice qu'il donne ou retire la vie. Ce genre de petits jeux humains lui est étranger - c'est Dieu, merde, ce n'est pas un bonhomme assis sur un nuage et maniant des pions parce qu'il s'ennuie seul là-haut. Alors, quoi ? Son but ultime serait inaccessible et il faudrait nous contenter de l'ignorer toute notre vie ?... Ah non, merci, très peu pour moi. Il ne m'a pas donné l'intelligence et le libre arbitre pour n'en rien faire, quand même. Si je crois en lui, ce n'est pas pour renoncer en même temps à savoir ce qui pourrait donner un sens à ma vie, sinon ok, je me casse direct et je ne cherche plus. Ca ne colle pas.
Peut-être que Dieu est méchant. Peut-être que Dieu est injuste et cruel au point de détruire des hommes innocents, quitte à se désavouer lui-même. Peut-être que Dieu est réellement du genre à punir, et à punir à l'aveugle, collectivement : trop de meurtres sur terre l'année dernière, allez paf, une bonne catastrophe naturelle, ça leur fera les pieds, et tant pis si elle ne tombe pas sur les bonnes personnes.
Et peut-être que Dieu est triste. Triste tendance déprimé. Du genre inactif, du genre qui ne peut se lever le matin par peur d'affronter la journée et le nombre de tâches à exécuter. Peut-être qu'il s'est retiré et que nous vivons réellement dans un monde sans Dieu. (Ce qui n'est pas la même chose que de dire qu'il n'existe pas.) Mais alors, pourquoi la chance ? Pourquoi la survie incompréhensible à des accidents spectaculaires ? Pourquoi la nouveauté, pourquoi l'élan, pourquoi les projets d'avenir et tant d'énergie dépensée pour les accomplir ?

Je ne peux pas expliquer le mal avec Dieu, ni le bien sans Dieu. D'un côté, je ne peux pas envisager sa non-existence - ce serait comme envisager la vie sur terre sans oxygène - et de l'autre, cette existence pose des questions qui ne se poseraient pas s'il n'était pas. Je veux dire que si je croyais qu'il n'existe pas, les tsunamis et les cancers seraient juste des tsunamis et des cancers. Pas des plongées abyssales dans les raisons métaphysiques de la souffrance des innocents. Point.

Je vous le dis : les athées sont plus tranquilles. Ils ont au moins leur athéisme à quoi se raccrocher.

Mots-clés de décembre 2006

le mercredi 17 janvier 2007

Je n'avais pas fait de post sur ceux de novembre parce qu'ils ne présentaient aucun intérêt et que je commençais à me lasser d'aller chercher ceux de Canalblog. Heureusement, le mois de décembre fut fructueux et voici les très attendus mots-clés qui menèrent sur cette page quelques tordus et pas mal de farceurs (petits coquins, va).

tom crouse
(sic, sinon ça ne rimerait à rien)

site d'adolescente
(je vous remercie, dois-je prendre cela comme un compliment censé récompenser mon incroyable fraîcheur ?...)

videos transgenres
(je peux fournir l'adresse d'un portail de sites pornographiques, si vous voulez)

fille moche et grasse
(je préfère ne pas relever)

triste coupe cheveux trop courte
(pas grave cheveux repoussent et puis bonnets très mode cette saison)

shakira ne répond pas à ses lettres
(m'étonne pas d'elle)
(en même temps, elle a pas que ça à foutre, je pense)

encore une qui se prend pour shakira
(je confirme)

marre des boutons comment se sauver ?
(euh... en courant ?... gnarf gnarf)

enseignement secondaire sauver sa peau
(hélas ! là, aucune solution à proposer, on ne sauve pas sa peau en enseignant dans le secondaire, point barre)


ainsi qu'un certain nombre de variantes de la crème nivéa soft est dangereuse. Vous voyez, j'en étais sûre.


Et personne ne cherche de photo de Jude en concert à Paris, à la Cigale ?... Vient de .

Qu'y a-t-il dans... ma poubelle ?

le lundi 15 janvier 2007

Un petit jeu circulait récemment sur les blogs féminins, l'un de ces jeux censés vous révéler des choses inouïes et néanmoins pertinentes sur les habitudes, le caractère, voire la conception du monde des gens qui s'y prêtent.
Il s'agissait de dévoiler le contenu de son sac à main.
Ben oui, parce que comme vous le savez, quand on est une fille, une partie importante de sa personnalité et de sa nature profonde réside dans son sac à main, entre le paquet de kleenex adoucis à l'aloé vera et le bâton de rouge Diorific à la belle carrosserie dorée (bling bling). Bien entendu.
D'éminentes spécialistes des blogs de filles, telles Hélène, Lilo ou encore Pomme, pour ne citer qu'elles, se sont livrées à l'exercice et je dois avouer, ne boudons pas notre plaisir, que leurs textes sont tout à fait agréables à lire. Seulement, l'idée de reprendre le principe tel quel ne m'a pas effleurée, tout simplement - pardon les filles, hein - parce que cela ne m'intéresse pas de dévoiler le fond de mon sac. Il y a trois fois rien dedans ; ce ne sont que des objets extrêmement banals et l'entreprise serait terriblement ennuyeuse, pour vous comme pour moi.

Pourtant, le concept est croustillant et, vous le savez désormais, comme je suis une grande repreneuse et adaptatrice de concepts, je m'en vais ouvrir une nouvelle rubrique (on ne l'arrête plus) dédiée à une série de posts intitulés :

Qu'y a-t-il dans... ?

et qui auront pour vocation d'explorer des endroits un peu moins surfaits que le sac des filles.

**********

Aujourd'hui, pour notre premier Qu'y a-t-il dans... ?, intéressons-nous à un objet souvent méprisé, régulièrement ignoré, qui nous rend pourtant quotidiennement des services inestimables.

Qu'y a-t-il dans ma poubelle ?

C'est vrai, on n'y pense pas assez.
(Pour éviter de tomber dans le trash, j'ai choisi de parler de la corbeille à papiers située près de mon bureau, pas de la poubelle de la cuisine ni de celle de la salle de bain.)

1. Un paquet de cigarettes vide. On en déduit qu'il y a des fumeurs dans la maison. Or, vous ne l'ignorez pas, et je m'adresse tout particulièrement aux plus jeunes d'entre nous, fumer tue, fumer nuit à la santé de votre entourage et fumer peut même réduire votre production de spermatozoïdes (valable uniquement si vous êtes un homme). On ne rigole pas avec ça.

2. Un vieux sachet de tisane, parce que j'adore la tisane et que j'en bois souvent à mon bureau. Oh, passionnant, et vous, comment va votre grand-mère ?... Blague à part, comme je n'aime pas trop boire de l'eau toute seule, comme ça, nature, la tisane est une façon plaisante de s'hydrater sans y penser. (Ca marche surtout en hiver. En été, il faut souvent chercher une autre solution, mais que voulez-vous : vivre, par définition, c'est compliqué.)

3. Des bulletins d'abonnement au magazine Glamour et un extrait du dernier catalogue du CCB (tout à 50 %, mais je n'achète plus rien au CCB : on ne voit pas bien les couleurs, je n'ai pas la patience d'attendre le colis et surtout, surtout, jai déjà tant de sacs agnès b. que je ne sais plus où les mettre). Qu'en déduisez-vous, hmmm ?... Que j'ai récemment acheté quelque prometteur magazine féminin ? Bingo ! Cela annoncerait-il une petite revue critique de presse, ces prochains jours ? aaaaah pourquoi pas, je n'en sais rien, je retiens l'idée !...

4. tout le reste, dessous, ce sont de vieux papiers et des enveloppes déchirées. J'ai regardé : il n'y a rien de bien folichon, pas de regrets à avoir.

Comme je suis une féroce partisane de la liberté individuelle, je ne passe le truc à personne nommément ; vous vous en emparez si vous le souhaitez, à votre guise. Mais n'oubliez pas de le signaler en commentaire le cas échéant pour qu'on aille vous lire.

Solo voy con mi pena

le samedi 13 janvier 2007

Cela fait maintenant deux mois et demi que ce site est ouvert, un mois que le layout actuel est en ligne, et comme vous l'avez sans doute remarqué, le rectangle blanc de 800 px sur 250 (de mémoire), là-haut, reste désespérément vide et le titre de mon blog y figure seul, aussi malheureux qu'un pingouin isolé sur un bloc de banquise à la dérive (tragédie qui, grâce au réchauffement de la planète, se produit plus souvent qu'on ne croit).

Mais que se passe-t-il donc ? se demandent les plus curieux d'entre vous. Serait-ce que Ménille Avénale n'a jamais entendu parler de ces ornements de tête de blog que l'on nomme ordinairement "bannières" (j'aime bien, il y a un côté Jeanne D'Arc, un côté militant dans ce terme) ?...

Oh que si, chers amis, soyez rassurés de ce côté-là. Je sais ce que c'est qu'une bannière, j'en connais de très belles, il fut même un temps où j'en bricolais moi-même. Sauf que cette fois, je voudrais quelque chose de joliment fait, avec des outils un peu performants, or je n'ai pas Photoshop et mon éthique personnelle m'interdit de piquer des photos toutes faites sur le Net.

Il se trouve qu'une blogueuse avait accepté de me faire cette bannière. Sa réponse - positive, donc - par mail date du 24 octobre dernier. Certes, je lui avais bien dit que ça ne pressait pas, et certes, elle a eu quelques ennuis entretemps ; mais après une (timide) relance de ma part par mail le 4 décembre et une autre (tout aussi timide) par commentaire quelques jours plus tard, le tout sans recevoir aucune nouvelle en retour (ne serait-ce que pour me dire "Ecoute, tu me cours sur le coquillot avec ta bannière, finalement je ne la ferai pas", ce qui aurait au moins le mérite d'être clair), je commence à considérer que le projet est plus ou moins tombé à l'eau. Je suis vive, hein ?...

Ceci est donc un appel à toutes les bonnes volontés qui auront pitié du pingouin en détresse sus-mentionné.

Si vous avez envie de vous assurer la reconnaissance éternelle d'une blogueuse peu habile de ses mains, j'ai nommé... moi, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail pour me le faire savoir. Je n'ai presque aucune exigence pour la bannière en question, à peine des idées, c'est dire que je suis peu chiante !... Merci d'avance.

PS. La grande opération "French touch" est toujours d'actualité. Nous avons déjà une (magnifique) contribution, envoyez-m'en d'autres !... Plus de détails ici.

De Nîmes

le mercredi 10 janvier 2007

(Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.)

Il y a un an jour pour jour, j'avais acquis un jean Levi's non soldé (vous allez voir, c'est encore plus drôle comme ça) pour la modique somme de 95 euros, en me disant que certes, c'était un vrai petit investissement, mais qu'au moins il y avait la qualité et que je le garderais des années et que ça valait le coup et que - bref, le genre de discours que l'on se tient dans ces cas-là pour se rassurer. Or, la semaine dernière, je m'aperçois que mon Levi's non soldé, sur lequel je fondais pourtant tant d'espoirs, a un trou.
Oui, un trou.
Un trou d'usure, aisément reconnaissable à ses bords élimés et au fait que seuls deux pauvres fils de la trame se battent en duel, tout blanchis, au travers.
Au bout d'un an, un jean de ce prix, alors que la durée de vie de mes jeans les moins coûteux varie entre cinq et huit ans (parce que tout de même, je ne porte pas que cela et je n'escalade pas non plus l'Everest en jean, que je sache) !...

Inutile de préciser que ce triste événement, en plus d'assombrir encore davantage une fin d'année 2006 déjà peu folichonne, a eu deux conséquences majeures :
1. ils ne verront plus ma tronche de sitôt, chez Levi's ;
2. j'ai besoin d'un jean. Oui, parce que tourner entre un jean en bon état (pourtant âgé de presque quatre ans, lui) et un jean troué, même si l'on ne porte pas que cela, c'est un peu limite, ayez la bonté de le reconnaître.

Voyons le bon côté des choses : ce jean a tout de même bien choisi son moment pour me lâcher, et ce matin, aux aurores, Fiancé et moi étions chez Gap pour faire les soldes.

Pourquoi Gap ?... Parce que cette merveilleuse enseigne offre l'avantage inestimable d'habiller les femmes ET les hommes (ET les enfants, mais nous ne sommes pas encore concernés) et qu'elle propose à la consommatrice en détresse un impressionnant choix de jeans, dans toutes les coupes, les tailles et les teintes imaginables. J'avais lu cela chez Hélène, je crois. (En tout cas, ça ne m'étonnerait pas.)

Le problème, c'est que Gap ne solde pas ses jeans. Comme ça, c'est dit. C'est d'ailleurs la toute première chose que vous comprenez en entrant dans le magasin et en constatant que le rayon des jeans pour femmes est vide, alors que le reste de la boutique grouille de monde. Mais au moins, on est tranquille - et puis enfin, soldes ou pas soldes, j'avais besoin d'un jean, point, surtout qu'un jean Gap coûte à la base le prix d'un jean Levi's soldé (48 euros pour un boot cut, 64 pour les autres modèles. Vous voyez, y a pas photo).
En contrepartie, leurs coupes me vont quasiment toutes, et quand je dis quasiment, c'est un peu hyperbolique, parce que les deux seules qui ne me vont pas sont le skinny - jambes et chevilles étroites - un slim, quoi - beurk - et le demi boot cut - jambes étroites et chevilles à peine évasées, soit pas mieux qu'un slim, en tout cas sur ma silhouette -, autant dire que ça ne compte guère.
A part ça, si, comme moi, vous êtes plutôt petite, avec des fesses et des cuisses généreuses et des jambes pas immenses (bref, NORMALE), tapez sans hésiter dans :
- le boot cut classique : taille basse, jambes normales, chevilles légèrement évasées, fait un cul de reine et une silhouette plutôt élancée, contre toute attente.
- le western boot cut : taille basse, jambes normales, chevilles assez nettement évasées, aussi seyant que le boot cut mais tirant (légèrement, hein) sur le pattes d'eph' ou je ne sais quoi - le tout sans tasser la silhouette -, un peu plus wild que le précédent.
- le long and lean : alors lui, je n'ai pas bien retenu ses caractéristiques mais je me souviens qu'il était joli aussi.
- le boy fit : comme son nom l'indique, c'est une "coupe garçonne", c'est-à-dire une taille basse avec des jambes larges et des chevilles droites. Sur moi, j'avoue, les jambes larges ne font pas vraiment "larges", juste moins serrées que le boot cut, quoi.

Mon choix s'est porté sur un boot cut en 38 C (le C est mis pour "jambes courtes") et sur un boy fit en 36 N (c'est-à-dire "jambes normales", le 36 C était trop court) : parfaits, merveilleux, ils tombent pile poil sur mes chaussures. (Une riche idée, ça, les différentes dimensions de jambes : je ne marche plus sur des kilomètres de tissu inutiles qu'il faut couper et ourler, c'est une révolution.) Je n'en reviens pas que Gap taille si bas ; je ne me souviens pas du dernier pantalon en 36 dans lequel j'avais pu caser mes formes, ça doit dater de mon année de cinquième. Tout cela est fort flatteur.

Me voilà donc, grâce à Gap, habillée pour l'hiver, et même beaucoup plus.
Ma seule crainte est que ces merveilleux atours, que je lave une fois à l'envers avant de les porter, comme faisait ma maman, pour fixer la couleur et éviter qu'ils ne déteignent plus tard, ne perdent définitivement leurs teintes à force de tremper car les petits gars de la compagnie des eaux ont eu la bonne idée de couper l'eau au beau milieu de mon cycle de lavage. Mais ça, c'est une autre histoire.

D'un bloc

le vendredi 5 janvier 2007

Peut-être devrais-je enfin admettre que non, ça ne va pas trop bien. Peut-être devrais-je enfin admettre que j'ai du mal à faire certaines choses. Beaucoup de choses. Que ce qui me fait vraiment envie quand je me lève, ce n'est pas d'aller au boulot ni de m'occuper de l'appartement - cet appartement commun qui nous réjouissait tant, dont nous nous disions qu'une fois que nous l'aurions, nous adorerions y faire le ménage, la cuisine et nous occuper de la décoration. Bientôt six mois que nous y sommes et des objets traînent encore dans les coins, non déballés, parce que nous ne leur avons jamais trouvé cherché de place. Nous devons acheter une série de petites choses chez Ikea et jamais nous n'avons eu le courage de monter dans la voiture et de nous lancer. Six mois que pour cette raison, le four à micro-ondes dort dans son carton - pas de table sur lequel le placer - et nos vestes s'entassent sur le lit - pas de porte-manteaux où les suspendre. Tout cela, je préfère ne pas le voir, l'ignorer, de même qu'il faudrait me battre pour faire la vaisselle, les jours où c'est mon tour, alors que je suis spontanément attirée par l'ordinateur - Internet, Internet, Internet -, mon livre du moment ou bien le paquet de cigarettes sur la table de la cuisine. Travailler me faisait du bien, autrefois. Travailler consciencieusement pour être, à la fin de la journée, fière de moi, à défaut d'être complètement satisfaite. Ne pas travailler tout en sachant qu'il le faudrait provoque une déprime profonde (sauf si cela reste très exceptionnel, auquel cas cela cause le délicieux sentiment d'avoir à la fois bravé l'interdit et procuré à son esprit un loisir bien mérité). Culpabilité, angoisse, honte, broyage de noir. Un cocktail d'impressions atroces, en tête desquelles la certitude d'être nulle. Se mettre au travail, en revanche, quel remède extraordinaire !... Se sentir efficace, se voir avancer, avoir quelque chose de solide à raconter en rentrant chez soi le soir - je ne connais rien de tel. je ne connaissais rien de tel. Parce que ça ne fonctionne plus. C'est assez récent : désormais, je peux bosser autant que je veux, rien n'efface plus cette impression de perdre mon temps, d'être paresseuse et mauvaise. Six heures par jour, sept heures par jour, huit heures par jour - rien n'y fait. A part voir le temps passer sous mes yeux pleins de larmes. Car nous sommes le 5 janvier et je donnerais un bras pour être le 5 septembre. Ou le 5 août. Ou le 5 juillet dernier. Ou le 5 janvier 2005, à une date où il était encore temps, où j'aurais presque pu tout faire bien. Où j'étais jeune, enthousiaste, pleine de projets. Pleine de capacités. Maîtresse de mes moyens et du temps devant moi. A tout cela Fiancé ne peut rien, mes amis ne peuvent rien, ma famille ne peut rien. A tout cela je suis à jamais seule à pouvoir quelque chose, seule et réduite à moi-même, sans aide, sans soutien, sans personne sur qui compter.

Que malgré ce que ce post peut laisser paraître, je ne suis pas atteinte de schizophrénie. Il y a peu, je vous chantais mon bonheur quotidien, aujourd'hui, je repeins tout en noir. C'est un peu plus compliqué que cela. J'attire votre attention sur le fait que mes posts de fin décembre s'intitulaient bien "Heureuse (en amour)".