('Scusez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher. Même si ça n'a qu'un rapport assez flou avec ce qui suit, c'était vraiment trop tentant.)

Chose promise, chose due, voici le premier post cent pour cent girlie de ce blog, vous étiez prévenus.

Je suis depuis toujours une Sephora-addict. Je ne conçois pas d'après-midi shopping sans une halte conséquente dans ce que je considérais jusqu'à il y a peu comme le temple suprême de la beauté, du glamour et du chic (avec l'avantage que l'on connaît, qui est que Sephora diffuse aussi bien Gemey que Chanel et que cela permet d'y faire des emplettes quel que soit votre budget de départ). Aucune enseigne ne pouvait à mes yeux rivaliser avec celle-ci.

Il faut savoir que j'ai grandi dans une ville où il n'y avait pas d'autre magasin de beauté que Sephora, exception faite du rez-de-chaussée des Galeries Lafayette dans lesquelles, personnellement, je ne suis pas entrée avant un âge fort avancé (je trouvais que c'était trop dadame). Tous mes fantasmes beauté d'adolescente et de toute jeune fille ont donc pris racine là et j'ai passé des années à rêver du moment où je pourrais me maquiller librement et venir y choisir mes petits produits en toute quiétude.

Quand ce moment est arrivé, je suis devenue quelque chose comme une actionnaire du groupe Sephora, sauf qu'à la différence de ceux qui sont déclarés comme tels je ne tire aucun bénéfice numéraire de cette activité : je me contente de mettre (souvent) des billes dans l'affaire. Je détiens donc la carte de fidélité, d'un noir et blanc ultra-snob à l'image du décor des boutiques, qui me donne droit à 10% de réduction de temps en temps sur les produits de mon choix pendant toute une journée, à cinq euros offerts pour un achat de cinquante minimum une fois par an environ et à des ventes privées où tout est à 20%, mais uniquement dans la boutique Sephora que je fréquente le plus souvent - la dernière a eu lieu un jour où je n'étais pas sur place. Dans le baba.

Or il se trouve que pour des raisons que j'ignore, et que je n'hésiterais pas à qualifier de divines si je n'avais conscience que beaucoup de personnes ne peuvent partager cette opinion et se contenteront d'y distinguer la patte du hasard qui, comme chacun sait, etc etc*, je suis entrée un jour, il y a un peu moins de six mois, dans une boutique du Body Shop pour y acheter des produits dont j'aurais très bien pu - et même, en toute logique, dû - dénicher les stricts équivalents dans mon enseigne habituelle.

Parce que bon, j'ai beau être attachée à mes petites habitudes, je ne suis pas intégriste pour autant et je reste ouverte à toutes sortes de nouveautés dès lors qu'elles répondent à certaines exigences. Il m'était donc arrivé d'entrer au Body Shop (de même qu'il m'est déjà arrivé d'entrer aux Galeries Lafayette, chez Marionnaud ou même chez Yves Rocher, je n'ai pas honte de l'admettre) et j'y avais repéré une ou deux bricoles attirantes, par exemple une brosse à cheveux à picots de bois alors que Sephora n'en vend qu'en plastique ou en poils de sanglier. Alors que le picot de bois, excuse-me mais ça a une classe folle, quand même.

Et comme je ne crache jamais sur une bonne affaire, quand une vendeuse me proposa d'acquérir la carte de fidélité du Body Shop en m'expliquant qu'elle me vaudrait une remise de 10% sur tous mes achats, ainsi que 10 euros offerts au quatrième achat de plus de 20 euros et 15 au huitième, j'ouvris des yeux grands comme la bouche d'Hilary Swank et décrétai qu'il était hors de question que je vive une minute de plus sans cette carte magique.

Depuis ce jour, j'ai nettement versé dans le camp des Body Shop-addicts. Et curieusement, c'est précisément ce qui, hier, me rendait folle de Sephora qui m'en éloigne aujourd'hui.

Je trouve cette enseigne trop clinquante, et le Body Shop plus naturel ; Sephora peu original, commercialisant surtout des marques très répandues - quels que soient leurs prix - et peu de marques confidentielles, alors que le Body Shop n'hésite pas à créer et à innover tous les ans ; Sephora vendu au grand capital, et le Body Shop plus éthique (mais bon, euh... je crois qu'il a été racheté par l'Oréal il y a quelque temps). La liste pourrait s'allonger à l'infini.

Il va de soi que je n'ai pas été payée pour vous faire cette publicité : mon blog reçoit deux visiteurs et demi par jour, qui croyez-vous que ça intéresse ?... Allons, allons, un peu de sérieux. Non, je crois que je suis simplement en quête de pureté, en quête de nature, en quête d'authenticité, en quête d'une identité revitalisée, quelque chose qui, je ne sais pas, moi, m'ancre dans le sol, me donne des racines et de la sève.

D'ailleurs, j'espère que vous savez que dans le même genre, mais en encore plus roots, il y a un rayon beauté et bien-être absolument fascinant chez Nature et Découvertes.

Il faudra que je prenne le temps de vous parler de Nature et Découvertes, un jour.

* N'empêche, vous seriez surpris d'apprendre tout ce que Dieu a fait pour moi ces derniers temps. Même moi, il m'arrive de ne pas en revenir.

Spéciale dédicace à Giant Panda à qui j'ai tenté d'envoyer cette chanson par mail sans me douter que le fichier était verrouillé à mon nom (vive iTunes). La voix de la chanteuse peut déplaire, j'en suis consciente ; mais l'alliance entre langue française et sonorités orientales est extrêmement séduisante.


PS. Mway, je say, je suis dans une phase posts-vraiment-hyper-longs. Et naan, je peux pas vous dire combien de temps ça va durer.