Sauver sa peau, 1/2
le mercredi 29 novembre 2006
Heureusement, en l'espace de quelques minutes seulement, j'ai découvert à la fois le problème et sa solution - et le prix de sa solution, mais quand on aime, on ne compte pas.
Je m'explique.
Alors que je n'étais encore qu'une adolescente ignorante des choses de la vie, je demandai un jour à ma mère de m'acheter au supermarché une crème hydratante pour le visage. Je venais en effet d'apprendre que même quand on a de l'acné et, corollaire de l'acné, la peau plutôt grasse, il est hors de question de la dessécher comme une malade (sinon, par réaction, elle devient encore plus grasse. Tout cela est rigoureusement vrai et logique). J'avais donc arrêté de me laver le visage au savon ; j'étais passée au pain dermatologique - également connu sous le nom merveilleux de "savon sans savon" - et à l'hydratation intense et biquotidienne de la peau. Vous l'avez deviné, je venais de tomber dans le grand cycle féminin des crèmes hydratantes et nourrissantes, et j'y resterai probablement jusqu'à la fin de mes jours, pour mon plus grand bonheur. La raison pour laquelle je chargeai ma mère de faire cet achat, c'est que j'estimais qu'elle était bien plus compétente que moi en la matière ; et la raison pour laquelle je lui demandai de le faire en supermarché, c'est que j'étais précisément en train de remplir la liste des courses du lendemain, sur le mode : "Ah oui, et note aussi : huile d'olive... Oeufs... Tomates... Euh, fromage râpé... - Et tiens, m'man, tant qu'j'y pense, tu m'prendras d'la crème hydratante pour le visage ? - Oui mais NOTE-LE, sinon après j'oublie". Le lendemain, l'auteure de mes jours revint du supermarché avec un pot de crème Nivéa Soft. Nivéa, parce qu'elle avait vu sa propre mère - à la peau très, très sèche - se tartiner de cette marque mythique pendant des années et qu'elle estimait non sans raison que ça lui réussissait plutôt bien ; Soft, parce qu'elle devait penser que ce pot de plastique blanc avait une allure plus moderne que le pot de métal bleu que tout le monde connaît et que la crème, étant moins brute de décoffrage que celle de son enfance, devait parfaitement convenir à une jeune fille en quête de douceur pour ses joues fraîches. Hélas, elle avait oublié que si sa propre mère et elle-même étaient dotées de la peau fine et sensible des Slaves, j'avais, moi, hérité de celle de mon père, plus résistante et plus grasse comme évoqué plus haut, et que cette crème miracle n'était absolument pas faite pour moi. La bonne nouvelle, chers lecteurs, c'est que malgré cela, j'ai utilisé la crème Nivéa Soft avec constance et enthousiasme depuis ce jour, persuadée qu'une crème aussi nourrissante était forcément bonne pour ma peau. J'avais même un argument imparable pour la conseiller autour de moi : quand tu n'as pas le teint lisse, qu'il se brouille et que tu chopes des petits boutons (fréquent en cas de règles / stress / manque de sommeil / manque de lumière, c'est-à-dire, l'un dans l'autre, tous les jours), tu te tartines la tronche de Nivéa avant d'aller dormir et le matin, au réveil, pfuit !... plus rien, tout a disparu et ta peau est lisse et douce comme celle d'un bébé. C'est vrai, mais ce n'est pas grâce à Nivéa ; c'est grâce au sommeil, qui lisse naturellement et détend tous les types de peau (c'est pour ça que bien dormir est le produit de beauté n°1 toutes catégories confondues). La preuve, c'est que dans la journée, les boutons et imperfections réapparaissent dare-dare. La suite au prochain épisode, Sauvez sa peau, 2/2, en lecture sur ce blog... je ne sais pas quand.
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