Ménille Avénale

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Sauver sa peau, 1/2

le mercredi 29 novembre 2006

Il y a encore une quinzaine de jours, je glissais sur la pente dangereuse des soins de peau inadaptés à ce qu'on a, et laissez-moi vous dire que prendre conscience qu'on se maltraite le visage sans scrupules depuis des années, ça fait un choc.
Heureusement, en l'espace de quelques minutes seulement, j'ai découvert à la fois le problème et sa solution - et le prix de sa solution, mais quand on aime, on ne compte pas.

Je m'explique.

Alors que je n'étais encore qu'une adolescente ignorante des choses de la vie, je demandai un jour à ma mère de m'acheter au supermarché une crème hydratante pour le visage.
Je venais en effet d'apprendre que même quand on a de l'acné et, corollaire de l'acné, la peau plutôt grasse, il est hors de question de la dessécher comme une malade (sinon, par réaction, elle devient encore plus grasse. Tout cela est rigoureusement vrai et logique).
J'avais donc arrêté de me laver le visage au savon ; j'étais passée au pain dermatologique - également connu sous le nom merveilleux de "savon sans savon" - et à l'hydratation intense et biquotidienne de la peau. Vous l'avez deviné, je venais de tomber dans le grand cycle féminin des crèmes hydratantes et nourrissantes, et j'y resterai probablement jusqu'à la fin de mes jours, pour mon plus grand bonheur.

La raison pour laquelle je chargeai ma mère de faire cet achat, c'est que j'estimais qu'elle était bien plus compétente que moi en la matière ; et la raison pour laquelle je lui demandai de le faire en supermarché, c'est que j'étais précisément en train de remplir la liste des courses du lendemain, sur le mode : "Ah oui, et note aussi : huile d'olive... Oeufs... Tomates... Euh, fromage râpé... - Et tiens, m'man, tant qu'j'y pense, tu m'prendras d'la crème hydratante pour le visage ? - Oui mais NOTE-LE, sinon après j'oublie".

Le lendemain, l'auteure de mes jours revint du supermarché avec un pot de crème Nivéa Soft. Nivéa, parce qu'elle avait vu sa propre mère - à la peau très, très sèche - se tartiner de cette marque mythique pendant des années et qu'elle estimait non sans raison que ça lui réussissait plutôt bien ; Soft, parce qu'elle devait penser que ce pot de plastique blanc avait une allure plus moderne que le pot de métal bleu que tout le monde connaît et que la crème, étant moins brute de décoffrage que celle de son enfance, devait parfaitement convenir à une jeune fille en quête de douceur pour ses joues fraîches.

Hélas, elle avait oublié que si sa propre mère et elle-même étaient dotées de la peau fine et sensible des Slaves, j'avais, moi, hérité de celle de mon père, plus résistante et plus grasse comme évoqué plus haut, et que cette crème miracle n'était absolument pas faite pour moi.

La bonne nouvelle, chers lecteurs, c'est que malgré cela, j'ai utilisé la crème Nivéa Soft avec constance et enthousiasme depuis ce jour, persuadée qu'une crème aussi nourrissante était forcément bonne pour ma peau. J'avais même un argument imparable pour la conseiller autour de moi : quand tu n'as pas le teint lisse, qu'il se brouille et que tu chopes des petits boutons (fréquent en cas de règles / stress / manque de sommeil / manque de lumière, c'est-à-dire, l'un dans l'autre, tous les jours), tu te tartines la tronche de Nivéa avant d'aller dormir et le matin, au réveil, pfuit !... plus rien, tout a disparu et ta peau est lisse et douce comme celle d'un bébé.

C'est vrai, mais ce n'est pas grâce à Nivéa ; c'est grâce au sommeil, qui lisse naturellement et détend tous les types de peau (c'est pour ça que bien dormir est le produit de beauté n°1 toutes catégories confondues). La preuve, c'est que dans la journée, les boutons et imperfections réapparaissent dare-dare.

La suite au prochain épisode, Sauvez sa peau, 2/2, en lecture sur ce blog... je ne sais pas quand.

Cyclique

le dimanche 26 novembre 2006

Et alors, bien sûr, en allumant mon baladeur au moment de quitter l'appartement, j'apprends que sa batterie est pour ainsi dire à plat. De quoi gâcher même un matin paisible et ensoleillé - alors que nous sommes lundi, qu'il est affreusement tôt, qu'il fait sombre et froid et que l'état de déprime légère dans lequel je baigne depuis une petite semaine fait naître en moi des envies de suicide accompagnées, c'est le plus drôle, de leur mode d'emploi ("et depuis la fenêtre du salon ?... Idiote, ce n'est pas assez haut et surtout tu risques d'échouer sur un arbre.")

Le baladeur l'a senti, de toute évidence. Il a usé ses dernières forces pour me passer encore les cinq chansons que je voulais à tout prix écouter ce matin-là, sur le chemin du travail. Et même si je sais que dans une minute ou quelques secondes, tout va s'arrêter, que le vide se fera, que je serai contrainte de subir les bruits du tram, je savoure le fait que la journée commence sur la voix de Jude et une journée qui commence ainsi ne peut pas être foncièrement mauvaise.

If you wed another I
Would have to kill you
Both in bed my lover I
Would rather see you
Dead and under covers than
In front of the world
Exposing for all others skin
In which I curled
I would...

Je sens ton... euh...

le jeudi 23 novembre 2006

Dites-moi si je me trompe, mais il y a une chanson d'Antony and the Johnsons, sur l'album I am a bird now, qui s'intitule "Fistfull of love" et dans laquelle je crois entendre, à un moment :

I feel your fist
And I know it's out of love


Il faut que je sache si ce sont mes perverses oreilles qui me jouent des tours, ou si Antony est tout simplement bon à interner. (En cellule isolée, de préférence.)

(Première occurrence de cette phrase à la fin du premier tiers de la chanson environ)

Vivent les mariés

le mardi 21 novembre 2006

Ok. Je suppose que je ne vous apprends rien si je vous montre ceci :


Image : Alice ADSL. Texte : Teemix. Oui ben pardon, hein.

Tom Cruise et Katie Holmes ont célébré leur mariage ce samedi 18 novembre, à 18 heures, dans le château italien de la famille Odescalchi à Bracciano, près de Rome. Tous leurs amis people se sont déplacés pour l’occasion : Jim Carrey et sa petite amie Jenny Mc Carthy, Jennifer Lopez et son mari Marc Anthony, Will Smith et Jada Pinkett Smith, Victoria et David Beckham. Même les anciennes conquêtes du beau Tom se sont jointes au bonheur des amoureux, Pénélope Cruz a fait porter un bouquet de cent roses blanches aux mariés et Nicole Kidman leur a envoyé un cadeau en leur souhaitant « toute une vie de bonheur ensemble ». Pendant les festivités, Andrea Bocceli a chanté l’Ave Maria en l’honneur des jeunes époux. La fête, étalée sur trois jours a réuni 200 invités, et aurait coûté 5 millions d’euros. Le couple est aujourd’hui aux Maldives pour profiter d’un superbe voyage de noces !
Bien.

Maintenant, sachez que Cruise et Holmes ont vendu l'exclusivité des images de leur mariage à une chaîne américaine pour une somme dont, apparemment, on ne connaît pas le montant exact, mais dont on sait qu'il est situé entre 5 et 10 millions de dollars.

Vous voyez où je veux en venir, là ?...

L'enseigne ment ?

le dimanche 19 novembre 2006

('Scusez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher. Même si ça n'a qu'un rapport assez flou avec ce qui suit, c'était vraiment trop tentant.)

Chose promise, chose due, voici le premier post cent pour cent girlie de ce blog, vous étiez prévenus.

Je suis depuis toujours une Sephora-addict. Je ne conçois pas d'après-midi shopping sans une halte conséquente dans ce que je considérais jusqu'à il y a peu comme le temple suprême de la beauté, du glamour et du chic (avec l'avantage que l'on connaît, qui est que Sephora diffuse aussi bien Gemey que Chanel et que cela permet d'y faire des emplettes quel que soit votre budget de départ). Aucune enseigne ne pouvait à mes yeux rivaliser avec celle-ci.

Il faut savoir que j'ai grandi dans une ville où il n'y avait pas d'autre magasin de beauté que Sephora, exception faite du rez-de-chaussée des Galeries Lafayette dans lesquelles, personnellement, je ne suis pas entrée avant un âge fort avancé (je trouvais que c'était trop dadame). Tous mes fantasmes beauté d'adolescente et de toute jeune fille ont donc pris racine là et j'ai passé des années à rêver du moment où je pourrais me maquiller librement et venir y choisir mes petits produits en toute quiétude.

Quand ce moment est arrivé, je suis devenue quelque chose comme une actionnaire du groupe Sephora, sauf qu'à la différence de ceux qui sont déclarés comme tels je ne tire aucun bénéfice numéraire de cette activité : je me contente de mettre (souvent) des billes dans l'affaire. Je détiens donc la carte de fidélité, d'un noir et blanc ultra-snob à l'image du décor des boutiques, qui me donne droit à 10% de réduction de temps en temps sur les produits de mon choix pendant toute une journée, à cinq euros offerts pour un achat de cinquante minimum une fois par an environ et à des ventes privées où tout est à 20%, mais uniquement dans la boutique Sephora que je fréquente le plus souvent - la dernière a eu lieu un jour où je n'étais pas sur place. Dans le baba.

Or il se trouve que pour des raisons que j'ignore, et que je n'hésiterais pas à qualifier de divines si je n'avais conscience que beaucoup de personnes ne peuvent partager cette opinion et se contenteront d'y distinguer la patte du hasard qui, comme chacun sait, etc etc*, je suis entrée un jour, il y a un peu moins de six mois, dans une boutique du Body Shop pour y acheter des produits dont j'aurais très bien pu - et même, en toute logique, dû - dénicher les stricts équivalents dans mon enseigne habituelle.

Parce que bon, j'ai beau être attachée à mes petites habitudes, je ne suis pas intégriste pour autant et je reste ouverte à toutes sortes de nouveautés dès lors qu'elles répondent à certaines exigences. Il m'était donc arrivé d'entrer au Body Shop (de même qu'il m'est déjà arrivé d'entrer aux Galeries Lafayette, chez Marionnaud ou même chez Yves Rocher, je n'ai pas honte de l'admettre) et j'y avais repéré une ou deux bricoles attirantes, par exemple une brosse à cheveux à picots de bois alors que Sephora n'en vend qu'en plastique ou en poils de sanglier. Alors que le picot de bois, excuse-me mais ça a une classe folle, quand même.

Et comme je ne crache jamais sur une bonne affaire, quand une vendeuse me proposa d'acquérir la carte de fidélité du Body Shop en m'expliquant qu'elle me vaudrait une remise de 10% sur tous mes achats, ainsi que 10 euros offerts au quatrième achat de plus de 20 euros et 15 au huitième, j'ouvris des yeux grands comme la bouche d'Hilary Swank et décrétai qu'il était hors de question que je vive une minute de plus sans cette carte magique.

Depuis ce jour, j'ai nettement versé dans le camp des Body Shop-addicts. Et curieusement, c'est précisément ce qui, hier, me rendait folle de Sephora qui m'en éloigne aujourd'hui.

Je trouve cette enseigne trop clinquante, et le Body Shop plus naturel ; Sephora peu original, commercialisant surtout des marques très répandues - quels que soient leurs prix - et peu de marques confidentielles, alors que le Body Shop n'hésite pas à créer et à innover tous les ans ; Sephora vendu au grand capital, et le Body Shop plus éthique (mais bon, euh... je crois qu'il a été racheté par l'Oréal il y a quelque temps). La liste pourrait s'allonger à l'infini.

Il va de soi que je n'ai pas été payée pour vous faire cette publicité : mon blog reçoit deux visiteurs et demi par jour, qui croyez-vous que ça intéresse ?... Allons, allons, un peu de sérieux. Non, je crois que je suis simplement en quête de pureté, en quête de nature, en quête d'authenticité, en quête d'une identité revitalisée, quelque chose qui, je ne sais pas, moi, m'ancre dans le sol, me donne des racines et de la sève.

D'ailleurs, j'espère que vous savez que dans le même genre, mais en encore plus roots, il y a un rayon beauté et bien-être absolument fascinant chez Nature et Découvertes.

Il faudra que je prenne le temps de vous parler de Nature et Découvertes, un jour.

* N'empêche, vous seriez surpris d'apprendre tout ce que Dieu a fait pour moi ces derniers temps. Même moi, il m'arrive de ne pas en revenir.

Spéciale dédicace à Giant Panda à qui j'ai tenté d'envoyer cette chanson par mail sans me douter que le fichier était verrouillé à mon nom (vive iTunes). La voix de la chanteuse peut déplaire, j'en suis consciente ; mais l'alliance entre langue française et sonorités orientales est extrêmement séduisante.


PS. Mway, je say, je suis dans une phase posts-vraiment-hyper-longs. Et naan, je peux pas vous dire combien de temps ça va durer.

Pas la moitié d'une fille

le vendredi 17 novembre 2006

Etant établi que

- depuis que j'ai découvert le blog de fille d'Hélène, je suis l'une de ses lectrices vraiment régulières parce que j'apprends beaucoup sur sa page en matière de girlitude ;

- je suis moi aussi très fille quand je le veux, et même sans le vouloir parce que j'ai été plus ou moins élevée comme ça et que, croyez-le ou non, ça a très bien pris sur moi, si bien que la beauté fait partie de mes centres d'intérêts primordiaux (et je dis bien "fait partie" et fait partie SEULEMENT) ;

- je cherche depuis que je suis sous DotClear* à renouveler les thématiques de ce blog, et ce, en dépit de la disparition prochaine des pin-ups qui l'ont accompagné dans ses premiers jours d'existence (eh oui les amis, je vous avais prévenus) (l'un des inconvénients majeurs d'un layout auquel on ne touche pas soi-même, c'est de tomber un jour sur un blog exactement similaire, et je peux vous dire que ça fait bizarre) ;

- je suis quand même dotée d'une bonne formation de base en la matière et donc capable de donner toutes sortes de renseignements hautement précieux et intéressants pour les personnes qui viendraient à lire les posts concernés,

je vous signale, mesdames et mesdemoiselles (je ne crois pas m'avancer trop, messieurs, en disant que vous serez probablement moins attirés par le sujet), que la catégorie de ce blog intitulée Pas la moitié d'une fille, qui rassemblait déjà mes péoccupations typiquement féminines, comme devenir blonde, au hasard (pffff fichus clichés, tout de même, m'en voici prisonnière), contiendra désormais également des posts à la Hélène qui comporteront donc, comme il se doit, mes conseils et mes expériences beauté. En toute modestie, et sous vos applaudissements.

Et au cas où vous vous demanderiez d'où vient ce titre, voici l'histoire en deux mots :
L'autre jour, comme un ami me réclamait un stylo pour noter quelque chose en vitesse, je sortis de mon sac le petit griffeur qui ne le quitte jamais parce que c'est quand même 'achement pratique d'en avoir toujours un sur soi. Il se trouve qu'il est rose vif, que l'encre qui en coule est violette et que le dessin qui l'orne est une tête de vache ornée de l'inscription "Lorine, la kokine". C'est mon choix droit.
Ce que voyant, mon camarade me déclare le plus sérieusement du monde : "Eh ben !... Tu n'es pas la moitié d'une fille, toi."
Merci à lui pour ce bel intitulé.

* Oui oh c'est bon, je vois tout de suite les jeux de mots graveleux qui peuvent pointer, merci de vous abstiendre, j'y ai pensé moi-même.

Les 35 heures au collège

le mardi 14 novembre 2006

On entend beaucoup parler de cette vidéo, diffusée par l'un des partisans de Dominique Strauss-Kahn, dans laquelle Ségolène Royal, lors d'une rencontre avec des militants du PS, en janvier dernier, lance l'idée - tout en précisant qu'elle ne veut pas "le crier sur les toits" pour ne pas se coltiner trop vite avec les organisations syndicales enseignantes - des "trente-cinq heures au collège".

Voici cette vidéo, que j'ai trouvée via le blog de Lise (je ne peux pas vous donner son mot de passe, mais je vous conseille vivement de le lui demander pour lire ses posts émouvants, drôles, parfois grinçants sur sa vie de jeune enseignante à l'étranger, bref).


Profs: Ségolène en off
envoyé par Jules-ferry



Et maintenant, en exclusivité, chers lecteurs, la liste de mes petits moments préférés, instants de poésie, bulles de savon coloré dans un monde ô combien gris et malodorant par ailleurs. Par ordre chronologique.
  1. 1. le moment où les personnes (j'ignore leur petit nom) assises à la gauche de Ségolène rient dans leur barbe, puis de plus en plus fort, en apprenant qu'elle veut proposer les trente-cinq heures au collège.
    Signification de ce rire ?... Non pas "Elle est folle la Ségo, quelle marrante celle-là, elle nous les fera toutes, au fait qu'est-ce qu'on bouffe ce soir ?", mais bien : "Ha ha, les Zorganisations Synnndiquales Ansaignantes, cette bande de pourris nourris de privilèges, cette bande de feîîîgnants qui ne travaillent jamais, jamais, les vacances scolaires et quinze ou dix-sept heures par semaine, ha ha, t'appelles ça un boulot, toi ?... Non mais laisse-moi rire (dont acte), ça va les changer, les cocos, de se retrousser les manches".
    En tout cas, c'est mon interprétation et je la partage.
  2. 2. l'idée majeure, centrale, du grand projet : les trente-cinq heures au collège, ça veut dire que quand les professeurs ont fini les cours, ils ne quittent pas le collège. Pas tout de suite.
    Parce que j'explique : il faut rendre à Ségolène ce qui est à Ségolène, elle ne dit pas (et heureusement, c'est techniquement impossible) que les professeurs doivent assurer trente-cinq heures de cours par semaine, mais seulement qu'ils devraient être présents au collège trente-cinq heures par semaine. Pour quoi faire, nous l'allons voir tout à l'heure.
    Je pose une question toutefois : si les professeurs passent trente-cinq heures au bahut par semaine, QUAND préparent-ils leurs cours ?... Parce que vous avez une idée, même approximative, du temps que ça prend, de préparer un cours ? Hummmm ?... (Pas le même temps pour toutes les disciplines, ok, je sais, merci de ne pas trop compliquer les choses pour l'instant.)
  3. 3. (ma petite préférée, lisez bien) "Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires ?"
    COMMENT ?... Eh bien je vais te le dire, chère amie : parce qu'ils sont payés des clopinettes. Eeeeh oui, madame Ségolène Royal, le salaire des enseignants et, en règle générale, des membres de la fonction publique, est scandaleusement inférieur à celui de leurs camarades du privé, à qualifications égales. En gros, un agrégé gagne beaucoup moins qu'un ingénieur et il met beaucoup plus de temps que lui à voir augmenter son traitement. Evidemment, il a d'autres avantages en contrepartie, et notamment - ce qui n'est pas négligeable - la sécurité de l'emploi ; mais enfin, si l'on faisait fortune dans le public, je pense que ça se saurait, n'est-ce pas.
    Par conséquent, je comprends fort bien - et ne désapprouve pas - les professeurs qui donnent des cours particuliers payants qui, s'ils leur prennent du temps, pemettent au moins en contrepartie d'arrondir les fins de mois.
  4. 4. le rire de l'assemblée juste après cette même phrase... Aaaah, que ça fait du bien de sentir des militants en fusion, tous sur la même longueur d'onde, contre ces paresseux-de-profs-qui-font-rien-qu'à-se-faire-des-couilles-en-or-tout-en-en-foutant-pas-une-par-ailleurs... Pardon, je m'emballe.
  5. 5. "Ben non, droits acquis, on fait nos dix-sept heures de cours et puis on s'en va."
    Effectivement, la vidéo méritait bien cette jolie chute.
    Ségolène, sache-le ; en plus de leurs dix-sept heures de cours, les professeurs participent, selon l'époque de l'année : aux conseils de classe, aux conseils de discipline, aux réunions parents-professeurs, à diverses réunions supplémentaires s'ils sont professeurs principaux de telle ou telle classe, enseignants en classes post-bac (BTS, par exemple), tuteurs de stagiaires IUFM, etc, etc... Le principe du "je fais mes cours et je me casse" n'est paaaas teeeellement troooop possible dans l'enseignement secondaire.
    En tout état de cause, un prof qui rentre chez lui, contrairement à beaucoup d'autres corps de métier, n'a pas fini sa journée : il y a encore la préparation des cours et la correction des copies, c'est fou ce que ça ajoute des heures aux heures, ça (et de préférence le soir tard, pile quand on meurt d'envie de faire autre chose. Comme dormir).
    D'ailleurs, j'en parlais l'autre jour avec ma mère, qui a oublié d'être bête et paresseuse et qui me confiait son sentiment en ces termes : "Moi je veux bien les faire, les trente-cinq heures de présence au lycée. Aucun problème de ce côté-là si dans ces trente-cinq heures sont comprises la préparation des cours, la correction des copies et la participation à la vie de l'établissement. Dans ces conditions je peux même monter jusqu'à trente-sept. C'est drôlement avantageux ; actuellement, tout compris, j'en fais plus".
Ma petite théorie personnelle, c'est que Ségolène Royal n'a pas la moindre idée de ce que c'est que le boulot de professeur dans le secondaire. Pas la moindre. Et qu'elle en profite tranquillement pour diffuser (à son corps défendant, certes) certains clichés odieux sur les enseignants. Le pourfendage (cherchez pas, je l'ai inventé) des clichés étant, comme vous le savez, ma spécialité, je me devais de m'y livrer aussitôt.

Dommage, d'ailleurs. Parce qu'à part ça, vouloir développer les cours de soutien gratuit au sein des collèges me paraît tout à fait louable...
Et là, j'ai bien une idée, une idée à moi, mais vous allez trouver cela un rien audacieux : des emplois-jeunes !... Des emplois en plus pour des gens qui n'en ont pas, quoi !

Moui mais je suis bête, ça coûterait de l'argent, bien sûr. Un paquet d'argent. Pour mieux enseigner aux générations futures : ri-di-cule, autant dire de l'argent jeté par les fenêtres, non ?...

Désolée pour le style relâché et pour les facilités d'écriture qui parcourent sans doute ce post. Je suis énervée et quand je suis énervée, j'écris vite et mal - et je manque de courage pour peaufiner.

Au fait : je n'entre pas dans la polémique sur la diffusion même de la vidéo. Je ne trouve pas particulièrement digne ni estimable de la rendre publique maintenant, surtout de la part d'un strauss-kahnien si tel est bien le cas. Vous conviendrez avec moi que dans ces circonstances, il n'est guère question de liberté d'expression ou de révélation de vérités cachées, mais seulement de stratégie de campagne. Cela dit, on ne saura probablement jamais à quel moment cette idée fracassante de Ségolène serait apparue au grand jour si la vidéo ne s'était chargée de nous la faire connaître aujourd'hui.

Auto-perle

le dimanche 12 novembre 2006

Cette nuit, j'ai rêvé que je devais me procurer de l'argent liquide pour acheter un nouveau lavabo.

Mes rêves sont d'une remarquable cohérence, je trouve.

Mots-clés d'octobre 2006

le jeudi 9 novembre 2006

Je n'ai pas encore de mots-clés marrants ici, alors je vous ressers sans scrupules ceux de mon ancien blog. La livraison du mois dernier a donné quelques jolies choses, rions donc ensemble à peu de frais.

madame obispo nue : donc en plus d'être juif, Pascal Obispo est un travesti ?... Ben dites-moi, j'en apprends tous les jours...

photo volée gisele : je ne connais pas de Gisèle, laissez-moi tranquille, s'il vous plaît.

ou trouve les putes : je sai pas mai essai les paje jaune, sa doi marcher.

instit déprimée à l'école : ben faut quitter l'école, je suis absolument catégorique là-dessus.

ne plus dire mademoiselle : c'est exact : dès qu'elle se marie, il faut dire "madame". Autre chose ?...

la petasse de barbara schulz : alors là !... Je ne comprends absolument pas comment ce genre de requête a pu donner mon blog en résultat. M. Pokora, Pascal Obispo et Scarlett Johansson, je vois à peu près, mais alors Barbara Schultz... Non, vraiment, je donne ma langue au chat.

un cadavre dans une poubelle : c'est ringard, les poubelles. Vous devez savoir que désormais, le must pour la planque de cadavre, c'est le congélateur. Surtout si le corps est de petite taille.

je veux faire un message personnel attirant : ce mot-clé-là est de loin mon préféré. Il a un côté touchant... Je ne suis pas écrivain public, mais on peut peut-être lancer un petit appel d'offre parmi les lecteurs de ce modeste blog pour le rédiger, ce message personnel !

Marylin n'était pas seulement une belle femme, une personne intelligente et une actrice talentueuse : elle avait aussi une voix adorable et pas mal d'auto-dérision. Cette chanson légendaire en témoigne. Il faut dépasser l'intro, un peu longue à mon goût, pour entrer dans la mélodie.

Bubble-gum

le mardi 7 novembre 2006

J'avais un petit post tout prêt sous le coude (ce n'est pas grave, vous n'y couperez pas, je vous le sortirai d'ici un jour ou deux), mais priorité à l'actualité chaude,voire brûlante.

Dites-moi, les enfants, est-ce que vous êtes au courant de cette rumeur ?...

Ne vous précipitez pas tout de suite sur le lien : je peux comprendre que vous n'ayez pas envie de vous coltiner les insanités de ces temples de la beaufitude, du racisme et de l'extrémisme que sont les forums Actualité du site AuFéminin.com, je vous recopie donc le message d'origine de la discussion pour que vous sachiez de quoi il s'agit.

Une rumeur a fait le tour des rédactions de Paris :

Nadyia serait enceinte de Zidane. Ce dernier lui aurait proposé 5 millions d'euros pour avorter, ce qu'elle a refusé.

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Je confirme la rumeur. Mais le montant offert à la chanteuse contre l'IVG est faux. Zidane a tenté d'intimider Nadya dans un premier temps suivant les conseils de ses proches. Puis, voyant que la petite n'allait pas céder, et craignant qu'elle aille poser une main courante à la police pour intimidation, le montant de 5 millions de dollars a été évoqué. Mais dans la réalité, Nadya aurait refusé un montant d'environ la moitié. Selon des sources proches de l'une et de l'autre des deux parties.

À suivre ...

Sam


Je ne sais pas qui est cette Sam (son peudo complet est "Sameeha") mais elle a l'air parfaitement renseignée, excepté, vous l'aurez noté, qu'elle ne sait pas bien comment écrire le nom de la chanteuse en question ; ce n'est pourtant pas bien compliqué, c'est "Nâdiya". (Oui, c'est plus original que "Nadia", il suffisait d'y penser.)

Une rapide recherche sur Google nous montre que, bien entendu, toutes les versions de la rumeur sont en circulation : "non, il n'y a rien eu entre eux, elle l'a assuré chez Fogiel" ; "Voici publie des photos montrant Zidane et Nâdiya entrant dans le même immeuble, le même jour, pas ensemble, mais l'air inquiet, comme s'ils ne voulaient pas être vus" ; "ils sont ensemble depuis deux ans, c'est Jamel Debbouze qui les a présentés l'un à l'autre et il servait d'alibi à leurs rendez-vous" (je savais que Debbouze était un ami de Zinedine Zidane, j'ignorais qu'il connaissait AUSSI Nâdiya) ; "ils ne se sont rencontrés qu'une fois et se sont à peine parlé" ; "tout le monde les a vus ensemble dans un club sur la Côte" (la "Côte" ???... euh... de veau ?) "et ils sont partis main dans la main dans le même taxi" ; "cette rumeur est la plus stupide que j'aie jamais lue sur un forum", etc, etc.

Il va de soi que personnellement, je m'en fous un peu. La seule chose qui paraît assez énorme, c'est que si c'est vrai, et je dis bien SI c'est vrai, c'est une fissure de plus dans l'image d'un Zidane parfait, bon sportif, honnête, bon père de famille et époux fidèle. Mais en disant cela, j'ai vraiment l'impression d'enfoncer des portes plus qu'ouvertes.
Quant à Nâdiya, elle m'intéresse à peu près autant que les miettes de pain qui traînent en ce moment sur la table de la cuisine et que je vais devoir virer avant de déjeuner. Et encore, les miettes m'intéressent davantage parce qu'elles vont exiger de moi une action, vous voyez, un geste volontaire : elles ont une fonction, même gênante, dans mon monde, elles existent pour moi. Nâdiya, elle existe peut-être en soi et pour d'autres, mais c'est tout.

Non, ce qui est vraiment drôle dans cette rumeur sur laquelle vous avez peut-être plus d'informations que moi (sinon, on peut toujours s'échanger des recettes de cuisine ou parler de tricot, je suis forte en tricot et je confectionne un cheesecake légendaire), c'est que j'ai quelque difficulté à imaginer un couple aussi mal assorti que Zinedine Zidane et Nâdiya. Franchement, répondez tout de go, vous arrivez à les visualiser en pleine action torride, vous ?...




Source des photos : Zidane ; Nâdiya.



[EDIT] Entendu aux infos de 13 heures, sur France Inter : Zidane a participé à un match amical, au Bangladesh, à l'appel du nouveau prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus (plus d'infos ici).
Le Bangladesh ! Ha ha !... Ca ne ressemble pas à une fuite de ses responsabilités, ça, hummmm ?... [/EDIT]

La route vers la blondeur (nouvel épisode)

le dimanche 5 novembre 2006

Vous croyiez que j'allais vous lâcher avec ça, hummm ?... Vous pensiez peut-être que j'avais oublié, que j'allais tourner la page, que les appels lumineux du désir de la blondeur s'étaient éteints ?

Que nenni, gentils lecteurs. Je suis en train, au contraire, de mettre au point ma stratégie de blondification progressive en 1. examinant les diverses possibilités qui s'offrent à moi pour un premier éclaircissement de mon opulente chevelure, 2. collectionnant les photos de blondes (célèbres ou pas) pour inventer le blond qu'il me faut, 3. passant en revue les divers clichés collés aux blondes pour les démolir un à un, 4. fixant une date.

Je dois avouer que l'ensemble de ces opérations prend un tour plutôt satisfaisant. Commençons par le plus simple, la date : je place ça fin novembre-début décembre (soit, tout simplement, la prochaine fois que j'avais prévu d'aller chez le coiffeur de toute façon). (C'est bien, c'est raisonnable, je ne suis pas fille à foutre 95 euros en l'air comme ça, prématurément.) (Oui, je pense que ça ira chercher environ dans ces eaux-là.) Pour le reste, eh bien je pense qu'à ce prix, la coloriste pourra se fendre de quelques conseils à mon encontre : balayage ou couleur unie, éclaircissement modéré ou plus radical (pas trop radical non plus, quand même), blond miel ou plutôt froid... Ouh là là, je me réjouis. Je sens que cette séance va ravir pour un bout de temps mes aspirations régulières à plus de girlitude dans la vie de tous les jours.

Quelques questions essentielles, vous vous en doutez, accompagnent cette réflexion approfondie.

Est-ce que, quand on est blonde, on a forcément l'air d'une pute ?
NON. La preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, sans parler d'avoir l'air d'une pute (ce qui est peut-être un peu excessif), on fait forcément vulgaire ?
NON PLUS. La preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, on est forcément nunuche (parce que fausse blonde = préoccupée de son apparence, préoccupée de son apparence = superficielle et superficielle = nunuche) ?
PAS DAVANTAGE. La preuve en texte, et la preuve en image :



Est-ce que, quand on est blonde, on est forcément fade ?
TOUJOURS PAS, REESSAYEZ PLUS TARD. La preuve en image :



Je crois que c'est clair (c'est le cas de le dire) : je n'ai plus qu'à prendre rendez-vous.

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Sources des photos : Scarlett ; Madonna ; Marilyn. Et, euh... oui, je sais, elles dépassent.

De la lumière (ça nourrit)

le vendredi 3 novembre 2006

Etant loin de Fiancé pour quelques jours, je laisse mon portable allumé toute la nuit et je le place sous l'oreiller, juste à côté de moi, tout près de ma tête, pour ne pas risquer de laisser passer le moindre message ni la moindre tentative d'appel. Je m'endors tard et à contre-coeur, lisant Sourires de loup (merci Julie de m'avoir rappelé de m'y jeter, c'est incroyablement savoureux) dix pages par dix parce qu'au-delà, la fatigue se charge de me faire stopper. Je me réveille tard également (il n'y a pas de fumée sans feu) et tout autant à contre-coeur, puisque c'est sans lui. A chaque fois que je passe dans ma chambre, dans laquelle je laisse mon portable à demeure parce que je ne me balade pas dans la maison avec mon téléphone à la ceinture non plus, je vérifie l'écran, lis et écoute les messages s'il y en a, commence à rédiger en pensée celui que je vais lui envoyer à mon tour. Tout ce que je vois, tout ce que je lis, tout ce que j'entends, me ramène à lui d'une façon ou d'une autre. Tout ici, en son absence, m'épuise, me lasse et m'agace plus vite que de raison. J'étais arrivée depuis environ deux heures seulement que j'avais déjà envie de repartir ventre à terre. Pour le revoir.

Un an et demi d'amour et quelques mois de vie commune nous amènent donc à ceci : six jours seulement de séparation physique, et pas une minute sans me maudire d'être partie.

Il va de soi que l'impatience de le retrouver en est d'autant plus grande. Du coup, je me demande régulièrement pourquoi, quand je suis avec lui, je n'ai pas plus intensément conscience de ma chance.
En fait, j'en ai conscience, mais il y a des moments où je l'oublie ; je ne passe pas non plus mes journées à m'extasier sur sa beauté, sa gentillesse, son intelligence et l'extraordinaire enchaînement de causes et d'effets qui nous a permis de nous rencontrer il y a déjà deux ans. Si tel était le cas, soyons clairs, je n'aurais pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre. Au quotidien, je préfère le dynamisme de nos petites activités à la passivité béate de la contemplation, même si de temps à autre, je ne dédaigne pas non plus cette dernière. Mais par contraste, quand j'en suis privée, c'est étrangement elle qui me manque le plus. Pauvre romantique à la bave mousseuse...

AVIS A LA POPULATION LISEUSE. Obligation d'écouter en entier cette chanson, avec calme et concentration, sous peine d'interdiction de séjour en ce blog. J'ai dit.

God save the Queen

le mercredi 1 novembre 2006

Chers amis de la blogosphère, bonjour.

Oui, je sais, je suis devenue snob. Que voulez-vous, Canalblog n'était plus assez bien pour moi, je m'y sentais à l'étroit et, comment dire, j'ai eu envie de, euh... optimiser mon potentiel de blogueuse.

Tout le monde met donc sa blogroll et ses fils RSS à jour, vous serez gentils. C'est ici que ça se passe désormais.

Du reste, le layout à pin-ups que voici est provisoire. En fait, ma (magnifique) mise en page n'est pas encore tout à fait achevée, mais, incorrigible petite impatiente que je suis, j'ai préféré déménager un peu en avance, quitte à finir les travaux en douce et à vous sortir le grand jeu le jour où tout sera bien au point, tadam !... Vous allez voir ce que vous allez voir, je ne peux pas en dire plus pour le moment.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures.

Ah oui, au fait : je suis en vacances pour quelques jours, alors bien sûr, moins de temps, pas trop de posts, etc, etc... Enfin, vous connaissez la musique. Et vous savez que c'est comme la mélancolie : ça ne dure pas. (Ou guère.)

PS. Vous avez vu ? Je ne me tords plus du tout pour les titres, j'écris ce qui me passe par la tête. Ca marche très bien, je le conseille aux gens que la petite barre menaçante nommée titre angoisse de manière quasi-irrépressible au moment de poster.